Le dernier plan a le mérite d’être poétique.A mort. Ça joue l’ambiguïté. Il y a une phrase qui dit là où certains voient le bien, d’autres voient le mal. Tu fais un truc, tu as pensé bien faire et tu as fait super mal. J’ai fait une scène et ce qui est amusant, c’est de voir comment les gens l’interprètent en fonction de l’état dans lequel ils sont. C’est un film nuancé. Il n’y a pas de méchants, il n’y a pas de gentils. C’est comme dans la vie, il n’y a rien de noir, rien de blanc.
Est-ce que ce film peut secouer le cinéma français actuel ?Je n’ai pas fait ce film pour bousculer le cinéma français, je m’en fous complètement pour dire la vérité. Je n’ai pas cette prétention. Les gens s’imaginent qu’à Kourtrajmé on est des gars super agressifs. Je ne suis pas du tout agressif. J’ai fait ce film parce que ça sortait de moi, je ne l’ai pas fait en réaction à quoique ce soit. De toute façon, ce n’est pas comme ça qu’on fait avancer les choses.
A quel point les acteurs se sont impliqués dans le film ?Ça a été la folie de travailler avec des actrices comme ça. Julie-Marie et Roxane étaient passionnées, prêtes à tout. Elles me l’ont dit d’ailleurs sur le tournage : « on est prêtes à tout, on n’a aucune limite ». Et c’était moi la limite. Je pense à la scène où elle branle le pit-bull (
rires). J’ai passé une journée avec Julie-Marie. On a parlé du personnage et on est parti dans tous les sens.
D’autres genres que le fantastique sont susceptibles de t'intéresser ?Bien sûr. Par exemple, mon prochain film n’aura rien à voir et sera à l’opposé de
Sheitan. J’adore aller dans des genres totalement différents.
Propos recueillis par Romain Le Vern