A tout Festival son jury et celui que nous offre Cannes cette année a le mérite de faire tourner les têtes. En effet, si l’on peut féliciter Gilles Jacob du choix d’
Isabelle Huppert pour le présider, le reste des jurés mérite qu’on s’y arrête. Avec une préférence marquée pour
Shu Qi, celle qui sera assurément l’attraction glamour de ce dernier. Dès lors, l’occasion semblait idéale pour revenir sur cette égérie asiatique qui affirme davantage à chaque film un talent qu’au préalable on ne lui soupçonnait guère.
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Quand beauté rime avec talent Lin Li-Hui, plus connue dans nos contrées sous le nom de
Shu Qi (舒淇), est belle, gracieuse et élégante. Volontiers plaisante, elle est loin d’être seulement l’incarnation parfaite de la beauté gracile. En effet, au fil des années, l’actrice de Millenium Mambo a su s’imposer comme l’une des actrices les plus populaires et prometteuses de sa génération. Avec là encore une vraie singularité puisque cette dernière est (re)connue aussi bien chez elle que dans nos froides contrées. Or, rares sont celles à être parvenues à s’imposer de la sorte en Occident. D’aucuns diront qu’auparavant
Maggie Cheung et
Gong Li l’ont réussi et accorderont à
Zhang Ziyi voire à
Michelle Yeoh, le droit de disputer la justesse de cette appréciation. Et pourtant, force est de constater que cette taïwanaise de trente-trois ans ne semble pas avoir le moindre équivalent sur l’actuelle planète cinéma.
Découverte il y a à peine treize ans par le producteur, scénariste et réalisateur Manfred Wong (
A man called Hero), la jeune femme commence sa carrière d’une manière détournée. En effet, profitant de sa plastique et de sa jeunesse, cette dernière s’oriente d’abord vers des photographies de charme et des comédies où son talent réside surtout dans le fait d’être superbe et d’apparaître par instants dénudée (
Sex and Zen II,
Viva Eroica…). Déclenchant les passions, elle conquiert alors un public sidéré et de plus en plus nombreux, et voit les opportunités se multiplier. En évoluant ainsi vers des rôles d’adolescente ou de jeune femme correspondant à son âge,
Shu Qi fait alors le choix le plus judicieux s’offrant à elle : cultiver son image et en profiter.