Par - publié le 07 janvier 2009 à 00h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 20h54 - 0 commentaire(s)
LOST & FOUND : A peine classe
Lost & found veut surfer sur la vague ''Mary à tout prix'' en utilisant le chien à qui l'on fait tout subir. Malheureusement ce film ne va pas assez loin dans le délire, reste coincé au stade de la comédie romantique. Lost & found n'est qu'une autre comédie neuneu trop prévisible. Mais malgré tout un agréable moment en compagnie de nos deux stars françaises : la belle Sophie Marceau et Patrick Bruel - qui trouve d'ailleurs ici son meilleur rôle – une vedette imbue d’elle-même - depuis un bon moment.
 A l’inverse David Spade, pourtant habitué à la comédie (il sort tout droit du Saturday Night Live), semble lui enfermé dans un carcan scénaristique trop strict qui ne lui permet pas de délirer complètement. A noter les petits caméos de John Lovitz en psychanalyste pour chien et Martin Sheen en banquier.



LOL : Générationnellement classe
"Dreams are my realityyy"... Voilà un air longuement fredonné lors de nos premières surprises party et autres flirts, après avoir découvert le célèbre film réalisé par Claude Pinoteau en 1980, La Boum. La scénariste et réalisatrice Lisa Azuelos semble également être passée par là, et nous offre, en guise d'hommage, deux ans après le succès de Comme t'y es belle ! (Plus de 900 000 spectateurs), une comédie incroyablement efficace intitulée Lol, où elle porte un regard à la fois tendre et original sur la jeunesse d'aujourd'hui. Au final, on en sort "MDR", non sans essuyer une petite larme de nostalgie... Sans doute parce que Lol, et sa relation entre une mère (Marceau) et sa fille adolescente (Christa Theret), mais aussi sa propre mère (Françoise Fabian), a des airs de prolongations – et de mise à jour -de La boum. Lisa Azuelos accouchant d’une comédie réaliste, sobre et intelligente, opposant deux (voire trois) générations de femmes, chacune pourtant détentrice de problèmes identiques. En somme, les sentiments n'ont pas évolué…

ANNA KARENINE : Pas classe
Film parmi les plus mauvais dans lesquels Sophie Marceau ait tourné, Anna Karénine sonne dans la filmographie de notre belle ado de la Boum comme une sinistre parenthèse. Excessive et sans cesse dans l’emphase grossière, cette dernière ne parvient jamais à incarner ce personnage marquant de la littérature mondiale. Ainsi, trahissant celle qu’elle doit incarner, Sophie Marceau sombre dans un jeu porté sur l’emphase et une dramatisation de ses effets qui fait de sa prestation l’une des plus ampoulées et théâtrales qui soient. Permettant avec l’aide du cinéaste qui signe le film et dont on taira le nom, l’une des plus mauvaises adaptations du cinéma français de la précédente décennie, la divine étudiante essuie avec ce métrage, un échec critique et commercial qui laissa des traces.



PAR DELA LES NUAGES : classe
Tourner pour feu Michelangelo Antonioni est une bénédiction que nombre d’acteurs ont recherchée, Sophie Marceau pour sa part gagna ce bonheur en interprétant une jeune femme aussi désirable que complexe dans le très beau Par delà les nuages. Profitant d’une photographie soignée et d’une localisation de tournage idyllique, notre égérie cinématographique nationale s’épanouit magnifiquement aux côtés de Kim Rossi Stuart et du trouble John Malkovitch. Parfois en retrait mais très réactive, elle incarne ici l’un de ses rôles les plus effacés, et surtout l’un des premiers où son jeu s’essaie à une intériorité aussi marquée que rare dans sa filmographie d’alors. Sensuelle et pourtant sombrement équivoque, elle rayonne sur ce film qui la fait entrer dans une autre dimension de la comédie en tant qu’art de la composition. Préfigurant le meilleur de sa filmographie et annonçant à sa manière la vénéneuse attirance qu’elle saura créer dans La fidélité, Sophie Marceau n’est que séduction, muse du Dieu Antonionien et question ouverte posée au spectateur. Grand !

Dossier supervisé par Alex Masson, avec la participation de Jean-Baptiste Guégan.
Vos réactions


logAudience