Souris City marque la troisième création commune du studio d’animation anglais Aardman et de son petit frère (en âge mais pas en taille !) DreamWorks. Après les excellents
Chicken Run et
Wallace & Gromit et le mystère du lapin-garou réalisés en pâte à modeler par le petit génie de la famille Aardman, Nick Park (aidé de Peter Lord pour le premier et de Steve Box pour le second), Souris City s’émancipe de l’animation image par image par sa conception en images de synthèse. Si chacun des deux studios a développé de son côté une histoire et des films, leur rencontre continue pour l’instant de faire des étincelles. Petit album de famille(s).
AARDMAN OU LES COPAINS D’ABORD :En 1970, Peter Lord fait son tout premier film d’animation avec un copain de lycée, David Sproxton, sur la caméra Bolex de ce dernier. Ils sont alors âgés respectivement de 17 et 16 ans, et rêvent de faire des films d’animation professionnellement. Si leurs premiers essais sont plutôt modestes, à base de découpage de papiers de journaux et de dessins à la craie, leur premier personnage animé, une espèce de superman parodique nommé Aardman, tape dans l’œil d’un producteur de la chaîne de télévision britannique BBC Children’s Television qui leur propose de réaliser des courts-métrages animés pour son émission pour enfants sourds « Vision One ». Les deux compères décident alors de passer à la 3D, forme d’animation délaissée à l’époque, pour avoir plus de jeu sur le relief et créent un personnage de glaise,
Morph, dont les aventures s’étirent sur vingt épisodes hebdomadaires.
Cette première création professionnelle en pâte à modeler se révèle un coup de maître et la série « The Amazing Adventures of Morph », dont de nouveaux épisodes sont toujours réalisés plus de trente ans plus tard, leur ouvre les portes du monde professionnel. Les deux amis fondent ainsi en 1972 le studio Aardman et s’installent définitivement à Bristol en 1976. Pour autant, les deux associés ne veulent pas se limiter à des productions pour enfants et souhaitent que l’animation s’adresse aussi à un public adulte. Suite à une commande de BBC Brsitol en 1978, Ils réalisent ainsi deux courts-métrages « Down and out » et « Confessions of a Foyer Girl » pour un programme intitulé « Animated Conversations » en utilisant des enregistrements de conversations réelles et en recréant en animation des personnages pour les incarner.