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Sous Le Charme De Jennifer Connelly [page 1]

Par Nicolas Houguet - publié le 12 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 12 octobre 2009 à 14h18 - 0 commentaire(s)
L'un des souvenirs d'enfance émouvant qui poursuit pas mal de cinéphiles d'une trentaine d'années, c'est la découverte de la lumineuse Jennifer Connelly dans l'une de ses premières apparitions au cinéma, dans Il était une fois en Amérique, ultime film du grand Sergio Leone. Peut-être parce que cette jeune fille incarne à elle-seule toute la grâce des premières amours que chacun a pu connaître, et qu'en épiant cette ballerine élégante comme les gamins du quartier, on récoltait un peu de son aura, déjà spectaculaire. L'actrice illuminait l'écran de sa prestance. Par la suite, jamais elle ne se départirait de cette classe naturelle, cette beauté fragile, de ce charme qui transcende même les histoires les plus sombres (Requiem for a dream) et confère un supplément d'âme à des blockbusters qui profitent de sa simple présence (Hulk). Elle parvient sans cesse à émouvoir, à toucher au coeur. C'est ainsi qu'on la retrouve à l'affiche de Le jour où la terre s'arrêta (sortie le 10 décembre).

Elle naît le 10 Décembre 1970 à Woodstock. Très vite la beauté de l'enfant est remarquée. A l'âge de dix ans elle est déjà mannequin, apparaissant dans des publicités et commençant déjà à auditionner. Elle participe à quelques épisodes de séries télévisées mais bientôt, Sergio Leone exige sa présence au sein de sa dernière grande fresque (et sans doute son oeuvre la plus ambitieuse), Il était une fois en Amérique. Il y raconte la vie de Noodles et de ses amis d'enfance à New York, évoquant depuis le début la vie de ces gangsters. Connelly, pour l'une de ses premières apparitions au cinéma allait côtoyer Robert de Niro et James Woods, devenir l'incarnation de l'innocence, de la beauté et de l'amour absolu, avant que le destin et la fatalité ne s'enclenchent inexorablement. Le film sort en 1984, en même temps qu'un autre où elle apparaît également, Phenomena de Dario Argento. Elle y est une fillette ayant le don de communiquer avec les insectes. Elle se lance sur les traces d'un tueur qui massacre les élèves de son école. Deux registres diamétralement opposés. Sa justesse dans la grâce comme dans l'horreur est absolument étonnante. Dans un souvenir idéalisé ou dans une ambiance glauque, à chaque fois elle fait croire à la situation et suscite une grande empathie.

Elle participe ensuite au film Labyrinthe de Jim Henson. Le brillant marionnettiste l'entraînait dans un monde merveilleux où elle tentait d'arracher son petit frère de l'emprise du roi Goblin David Bowie. La fable est charmante (et un tantinet kitsch). Elle a souhaité l'enlèvement du garçonnet et doit donc se racheter. C'est une sorte de moment symbolique pour elle, une fin de l'enfance, qui pour bien des stars précoces sonne le glas de leur brève carrière. Elle retrouvera en 1988 un rôle de danseuse classique dans Etoile de Peter Del Monte, comme un rappel de sa première apparition magique. Elle sera dans des films qui tirent partie de sa beauté adolescente comme Some Girls (aux côtés de Patrick Dempsey, bien avant Grey's Anatomy). Mais il lui fallait réfléchir davantage à ses choix, pour s'accomplir et exprimer ce qu'elle souhaitait. Une nouvelle carrière s'annonce, plus délicate, celle qui fera d'elle une actrice confirmée et débarrassée de son aura d'enfant-star.
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