1. >
  2. >
  3. >
  4. >Star Trek Et Les RÉminiscences De La PlanÈte Abrams [page 1]

Star Trek Et Les RÉminiscences De La PlanÈte Abrams [page 1]

Par - publié le 13 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 13 octobre 2009 à 10h27 - 0 commentaire(s)
Le onzième opus cinématographique de Star Trek fera couler beaucoup d'encre. Certains pleureront la traîtrise manifeste de JJ Abrams à un univers qui ne pouvait se soumettre aux lois d'un reboot. Les autres applaudiront le défi temporel lancé à la dramaturgie et le grand spectacle qui émane d'un excellent film de science-fiction. Une chose est certaine : les fans du cinéaste qui suivent depuis plusieurs années ces créations uniques pour la télévision américaine retrouveront assurément des réminiscences de leurs shows préférés dans Star Trek. Ou comment Alias, Lost et Fringe embarquent en Warp 9 sur la passerelle de l'Enterprise.

Cet article ne pouvait éviter les spoilers concernant autant Star Trek que les trois séries citées ci-dessus. A lire avec précaution...

La sphère rouge : l'immortalité et l'apocalypse

Si le travail de Scott Chambliss (chef décorateur) et Michael Kaplan (chef costumier) pour redonner une seconde jeunesse à l'esthétique trekkienne est remarquable, JJ Abrams s'appuie tout de même sur quelques antécédents graphiques qui ont notamment marqué quelques épisodes d'Alias, alors sous l'influence de sa mythologie rambaldienne. De Sydney Bristow à Nero (le romulien vengeur interprété par Eric Bana dans Star Trek), il n'y a qu'un pas.




Dans l'épisode 17 de la cinquième saison (All time in the world), Sloane (Ron Rifkin) observe une boule rouge qui flotte au-dessus d'une sphère, s'égouttant lentement dans cette dernière. De même, Nero, à bord de son imposant vaisseau spatial (le Narada), prépare une arme de destruction massive qui détruira la planète Vulcain, une goutte d'une boule rouge liquide suffisant à créer un trou noir aspirant toute vie.

"Dans Alias, la sphère sanguinolente apporte l'immortalité. Dans Star Trek, elle devient une arme visant à l'Apocalypse".

D'Alias à Star Trek, JJ Abrams reprend une attache visuelle qui a déjà fait ses preuves à la télévision et qui garde toute sa puissance d'évocation. Grosse différence, notable cependant. Dans Alias, la sphère sanguinolente apporte l'immortalité. Dans Star Trek, elle devient une arme visant à l'Apocalypse.



Cloverfield débarque sur Delta Vega

L'un des meilleurs films sur le traumatisme post 11 septembre avait enfanté une ignominie terrifiante, une monstruosité aqua-terrestre. Matt Reeves (co-créateur de la série Felicity avec JJ Abrams) réalisait Cloverfield et libérait en 2008 une entité envahissant New-York à grands renforts de décapitation de monument culte ou bébés carnivores à l'affut de chair fraîche. La physionomie singulière de ce monstre increvable trouve dans Star Trek un point de chute intéressant.






Dans le dernier film de JJ Abrams, James T. Kirk (Chris Pine) se retrouve pris au piège du froid glacial de la planète de glaces Delta Vega. Il sera bientôt poursuivi par deux créatures monstrueuses, ressemblant à la créature chimérique de Cloverfield. Même alliage de force terrifiante, même ossature batracienne, mêmes membres avant atrophiés à la manière d'un tyrannosaure. Les créatures extra-terrestres de Delta Vega sont les dignes descendants du film produit par JJ Abrams. A un an d'intervalle, la comparaison est frappante et inévitable. Une façon d'annoncer un deuxième opus pour terrifier une fois de plus la Grosse Pomme au cinéma ?
Vos réactions


logAudience