Ce que pensent les hommes
Jennifer Aniston, Scarlett Johansson, Drew Barrymore, Ben Affleck, Bradley Cooper, Jennifer Connelly, Brian connelly, Justin Long, Ginnifer Goodwin.
Avant d'écrire Valentine's Day, Abby Kohn et Marc Silverstein le livre Laisse tomber, il te mérite pas !. Lorsque l'on sait que ce livre a lui-même été inspiré par un dialogue de la série Sex & The City, il n'est pas étonnant de remarquer autant de ficelles et de facilités. Jennifer Connelly en femme belle et intelligente comme dans le Little Children de Todd Field. Bradley Cooper en beau gosse. Drew Barrymore hystérique et décalée. Scarlett Johansson, légère et chanteuse - heureux hasard avec la sortie de son premier album. Jennifer Aniston en désespérée du mariage face à un Ben Affleck réservé. Et les deux acteurs les moins stars, Ginnifer Goodwin - Big Love, Walk the Line - et Justin Long - Die Hard 4 - finiront ensemble après avoir traversé le cap de l'amitié platonique. Tout comme Valentine's Day, Ce que pensent les hommes vaut le coup d'œil superficiel pour son casting hétéroclite qui brasse les valeurs de tous horizons. Si l'on est de bonne humeur, le film se révèle certainement sympathique et divertissant.
PS I love you
Hilary Swank, Gerard Butler, Lisa Kudrow, Gina Gershon, Kathy Bates, Harry Connick Jr.
Une jeune femme voit sa vie basculer lorsque celui qu'elle aime meurt brutalement. Seule, désemparée, elle vit les jours d'après au rythme des lettres qu'il lui a écrites pour l'accompagner après sa mort. L'idée sonne tendrement avec le mot mièvre, et pourtant, PS I love you n'est pas tout à fait aussi oubliable. En ouvrant son film sur un couple en conflit, en n'épargnant ni les difficultés de la vie à deux, ni les ratés de la vie, PS I love you parvient à mélanger adroitement le rire et les larmes sans jamais vraiment tomber dans le pathos de bas étage.
La Rupture
Jennifer Aniston et Vince Vaughn.
L'argument intelligent de l'époque était de vendre La Rupture comme l'anti-comédie romantique. Les moments d'entente et de bonheur étant condensés dans le générique de début, le film suit la lente déconstruction, aussi violente que drôle, d'un couple qui se déchire. En mobilisant tous les éléments inhérents à ce genre de situations - cohabitation, conseils des amis, vengeance, nouveau partenaire - La Rupture retombe pourtant dans les sentiers battus et déçoit par son manque d'audace. Là où La guerre des Rose utilisait la maison comme un terrain de bataille à l'image de la passion déchaînée des deux personnages, le film de Peyton Reed n'effectue qu'un petit virage pour échapper aux situations attendues. Chose amusante, c'est sur le tournage que les deux comédiens se sont, eux, rapprochés. Les cinéphiles les plus people auront, eux, fait un parallèle avec Mr & Mrs Smith et remarqué que Vince Vaughn y tenait un petit rôle...
Mr and Mrs Smith
Angelina Jolie et Brad Pitt.
Stupide et explosif, insensé et électrique, absurde et drôle, le film de Doug Liman a rapidement été coulé sous le poids de son couple star. Après la valse du casting - Nicole Kidman, Catherine Zeta-Jones, Will Smith, Johnny Depp, Cate Blanchett - c'est finalement les deux bombes hollywoodiennes qui tiendront le haut de l'affiche dans cette comédie musclée qui voit un couple d'espions s'affronter avant de s'unir face à un ennemi commun. Tous les moyens sont bons pour tout faire péter et divertir le spectateur, et le réalisateur de La mémoire dans la peau et Swingers maîtrise aussi bien l'action que les dialogues amusés. Dans les coulisses, les deux acteurs se rapprochent et transforment le film en événement médiatique incontrôlable - Brad Pitt étant à l'époque marié à Jennifer Aniston. Les journalistes en profitent, et propulsé par le buzz, Mr and Mrs Smith est un énorme succès qui devrait d'ailleurs connaître une préquelle. Quoi qu'il en soit, l'affrontement physique entre les deux comédiens fait des étincelles sur pellicule et rappelle dans ses bons moments l'humour noir de La guerre des Rose.
Paris
Juliette Binoche, Romain Duris, Mélanie Laurent, François Cluzet, Karin Viard, Fabrice Luchini, Albert Dupontel.
Dans la ville apparemment la plus romantique du monde, tout est possible. Une mère célibataire peut rencontrer l'amour au marché du coin, un professeur quadragénaire peut séduire une jeune fille aux beaux yeux, et même sur le point de mourir, un homme peut continuer à regarder le monde avec plein d'espoirs. Klapisch ne se réinvente pas, et Paris contient tout ce qui fait l'essence de son cinéma. Une multitude de personnages paumés, la quête de soi et de l'amour pur, l'attachement à un environnement urbain, et ce mélange de naïveté humaine et musicale. Ceux qui aiment seront ravis, les autres auront un désagréable sentiment de vide cinématographique devant ce chassé-croisé arbitraire dont l'ambition semblait engloutir le maximum de la vie parisienne. Les stars défilent à tout va, et comme souvent dans ce cas de figure, font écho à la simplicité du scénario.
Love actually
Emma Thompson, Hugh Grant, Keira Knightley, Liam Neeson, Laura Linney, Rowan Atkinson, Colin Firth.
Si Thomas Vinterberg ne lui avait pas soufflé, Richard Curtis aurait choisi comme titre It's all about love. Puisque c'est comme toujours le sujet principal : l'amour est partout, constamment devant notre nez, ne demandant qu'à être saisi. Via tout un tas de personnages, le réalisateur de Quatre mariages et un enterrement reprend tous les éléments qui fonctionnent. Humour, tendresse, magie, sexe et naïveté sont ainsi au programme de Love actually, simple mais très sympathique comédie romantique qui a au moins le mérite de ne pas épargner à ses personnages les difficultés de l'amour.