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Sylvie Testud : On Dit Oui ! [page 1]

Par Gilles Botineau - publié le 16 juillet 2009 à 01h00 ,
MAJ le 26 septembre 2009 à 02h37 - 0 commentaire(s)
A l'affiche cette semaine de l'excellente comédie (et première mise en scène) signée Iliana Lolic, Je ne dis pas non, Sylvie Testud nous dévoile une fois de plus l'étendue de son incommensurable talent. L'actrice y est effectivement magistrale et propose, à travers un personnage des plus décalés, une joie de vivre proche de l'insouciance particulièrement communicative. Un film réussi, excessivement drôle pour peu que l'on accepte l'absurde et le rocambolesque.

L'occasion rêvée de revenir sur l'ensemble de son parcours.



SES DEBUTS...

Née le 17 janvier 1971, Sylvie Testud choisit de devenir comédienne après avoir vu Charlotte Gainsbourg dans le film de Claude Miller, L'Effrontée. Nous sommes alors en 1985. Quelques cours de théâtre plus tard, à Lyon puis à Paris où elle apprend notamment aux côtés de Jacques Lassalle et de Catherine Hiegel, la jeune Sylvie obtient rapidement ses tout premiers rôles au cinéma. La chance et le destin la conduisent alors à faire de grandes rencontres. On l'aperçoit par exemple dans Carne, court-métrage réalisé par Gaspard Noé en 1991, puis dans certains longs, et pas des moindres, tels que L'histoire du garçon qui voulait qu'on l'embrasse de Philippe Harel trois ans plus tard, Le plus bel âge de Didier Haudepin, ou encore Love, etc de Marion Vernoux, en 1996.



Le succès ne tarde donc pas à arriver. Ainsi, l'année suivante, Sylvie Testud interprète Lara, personnage central du film Beyond Silence (Jenseits der Stille en version originale), qui connaît un triomphe absolu en Allemagne. La comédienne y offre une incroyable performance dans la peau d'une jeune femme en charge de ses parents sourds-muets. Mais un jour, sa tante Clarissa, passionnée de musique, lui fait cadeau d'une clarinette pour Noël. Lara commence donc à découvrir le monde de la musique, que ses parents ne peuvent bien évidemment pas connaître. À mesure qu'elle devient une grande clarinettiste, elle se détache alors progressivement de son enfance et à développer ses propres rêves d'indépendance... Une histoire magnifique et d'une sensibilité rare. Pour les besoins du rôle, Sylvie Testud dût apprendre la langue allemande d'une part, mais aussi celle des signes, sans oublier la clarinette, rendant la « tâche » plus difficile encore. Au final, elle reçoit le Prix du Film Allemand, équivalent de nos César en France. Une grande actrice est donc née, mais curieusement, en pays étranger. Elle revient alors en France en 1998 et participe au tournage de Karnaval sous la direction de Thomas Vincent. Elle est cette fois-ci nommée au César du Meilleur Espoir Féminin et reçoit le Prix Michel Simon. Sa carrière est lancée et les appels d'offres se multiplient. L'actrice semble toutefois privilégier le cinéma d'auteur.


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