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The Dark Knight : La Redac Unanime [page 3]

Par La Rédaction - publié le 18 août 2008 à 07h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h27 - 0 commentaire(s)
DAVID BRAMI : LES BAT-GADGETS
A l'image de Pif le chien et de James Bond, Batman ne serait pas grand-chose sans ses gadgets. Mais là où de nombreux cinéastes utilisent cet artifice à tire larigot histoire d'égayer gratuitement un propos quelque peu morne, Christopher Nolan traite cette composante comme il traite tous ses éléments : au service de son histoire. D'aucuns auraient pu craindre qu'un Batman à Hong Kong ne se transforme en Mission : Impossible, il n'en est rien. Ici, la virée asiatique de notre chauve-souris est aussi furtive et efficace qu'impressionnante pour le spectateur et terrifiante pour l'ennemi. On pourrait croire que le siège éjectable de la batmobile, une moto au design et à la puissance phénoménale, ne serve qu'à épater la galerie, au contraire. Il rend le face à face entre le Joker et le Dark Knight d'autant plus humain et viscéral. Quant à l'utilisation des téléphones portables afin de servir de sonar géant à l'échelle d'une ville (utile et toujours dans le ton), c'est tout simplement une idée de génie.



STANISLAS BERNARD : LE MAELSTROM D’INTRIGUES
L’une des grandes forces de Dark Knight est la manière dont les frères Nolan ont réussi à brasser différentes inspirations sorties de divers comics (Long Halloween et Dark Victory pour le pendu, les billets qui brûlent, les freaks qui prennent le contrôle du crime « organisé », le trio de crusaders Dent – Gordon – Batman,…). Le film semble enchaîné toutes les vingt minutes différentes intrigues suffisantes à remplir plusieurs épisodes d’une série (Batman vs la pègre HK, Le joker sème la panique, Dent contre attaque, Le Joker s’évade ! etc.). Le spectateur est happé dans ce tourbillon d’intrigues qui s’enchaînent sans temps morts et gagnant en puissance plus le film avance. Tout cela grâce à une utilisation d’un montage fluide jouant merveilleusement des ellipses, de la musique qui couvre plusieurs séquences et des excellents dialogues qui se transforment soudain en voix-off donnant encore plus de puissance aux images (le texte final de Gordon, phénoménal). Là où d’autres films assemblent laborieusement plusieurs vilains en gâchant leur potentiel, Dark Knight donne le film ultime sur chacun des personnages qu’il traite et lie leur destin de manière naturelle.




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