Les Mille et une nuits (1990) : Gentiment classe
Même dans les moins bons films de Philippe de Broca, il subsiste une « pétillance ». Sa revisite des aventures de Shéhérazade n’est pas, loin de là, un sommet de sa carrière, mais entre l’idée de caramboler les époques et l’envie de renouer avec la fantaisie et le panache du cinéma d’aventures à la française des années 60, un joli charme finit par se diffuser. Sans compter l’apparition, bien avant qu’elle ne tombe dans l’escarcelle du cinéma américain, de Catherine Zeta-Jones…
Ripoux contre ripoux (1990) : éculé, mais plutôt classe.
Sans être du niveau du premier
Ripoux, Zidi et Kaminka nous procurent le même plaisir grâce essentiellement à leurs deux personnages plus fourbes et retors que jamais, tout en usant de ficelles parfois bien grosses et éculées mais à la recette fine et bien rodée.
La Fête des pères (1990) : presque classe
Il y a vingt ans, c’était audacieux de vouloir amener à l’écran des personnages d’homos dans une comédie grand-public sans qu’ils ne soient de caricaturales folles perdues. Encore plus de vouloir confier le rôle d’un couple gay en mal d’adoption à Alain Souchon et
Thierry Lhermitte, personnalités faisant chavirer les cœurs féminins. Dommage que tout tombe à plat quand
La fête des pères se range dans le politiquement correct et « l’hétéronormalisme » nécessaire à un passage en prime-time télé…
Fucking Fernand (1987) : Bordéliquement classe
Aujourd’hui on célèbre – à juste titre- Gérard Mordillat pour ses docus interrogeant le christianisme. Vingt ans plus tôt, le bonhomme était plutôt porté sur un esprit anar, avec des films bricolés mais mus par une envie de foutre le bordel. Voire d’y aller dans
Fucking Fernand, odyssée d’un aveugle puceau à trente ans, qui se contrefout que la seconde guerre mondiale batte son plein : lui veut juste baiser. Le cul entre deux chaises, parce que croisement entre un réalisateur franc-tireur et une production qui visait le grand public,
Fucking Fernand n’est pas toujours convaincant, mais est traversée par de vigoureux shrapnels de mauvais esprit et de paillardises des plus réjouissants.