Par Barry Lyndon - publié le 20 juin 2008 à 05h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h40 - 0 commentaire(s)
4. Black Book Paul Verhoeven (2006)
Encore un thriller historique mais cette fois-ci durant la seconde guerre mondiale en Hollande : l’histoire de Rachel qui va s’engager dans la résistance afin de sauver sa peau en premier lieu puis sauver celle de plusieurs autres résistants, en séduisant le plus charmant des SS (!). Evidemment derrière le récit très bien construit et ficelé (pas une minute de repos), le hollandais fou se lâche et détourne un à un les clichés sur cette guerre : non les nazis n’étaient pas tous des enfoirés et montre que la résistance n’est pas toute blanche non plus (et appuie bien ce que cela signifiait d’être juif à cette époque). Après tout l’Histoire étant écrite par les vainqueurs, on se doute bien qu’ils ont du être bien vicieux pour gagner cette guerre. Derrière la subversion et l’iconoclasme, Verhoeven, grand découvreur de talents féminins (Sharon Stone), nous fait découvrir Carice Van Houten, absolument craquante et à tomber par terre : le film donne plusieurs fois envie de tomber amoureux d’elle et pas que pour sa beauté : cette nana a LE truc qui fait les stars. Merci Paul, grâce à toi je redeviens une midinette.



3. La Vie des Autres Florian Henckel von Donnersmarck (2007)
Un policier de la Stasi (police secrète allemande) a comme mission la surveillance d’un artiste et sa femme, petit à petit le policier va fondre pour ce couple et se détourner des idées de Staline grâce à l’art, la compassion pour le malheur d’autrui. Un très beau film, au sens ou il mélange plusieurs genres (thriller, mélodrame) mais le cœur de l’histoire est le plus touchant : une histoire d’amitié naît entre deux hommes qui ne vont jamais se rencontrer. Une belle idée, servie par d’excellents comédiens (dont certains de Black Book), doté de scènes magnifiques et doublé d’une réflexion intime sur le politique/l’idéologie au cœur du foyer. Le réalisateur au nom imprononçable a vécu pauvre pendant 4 ans pour écrire ce script en partie tiré de souvenirs d’enfance humiliants de l’Allemagne de l’Est et « les Inrockuptibles » ont dit qu’il était sur-écrit (comme si c ‘était une faute de vouloir raconter une bonne histoire). Connaissent pas vraiment le malheur ces petits parisiens…




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