Par - publié le 07 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 07 octobre 2009 à 12h17 - 0 commentaire(s)
A l'occasion de la sortie de Terminator Renaissance, quatre de nos rédacteurs sont revenus sur ces œuvres où la machine dépasse l'homme. Un TOP 5 non exhaustif et purement personnel où les créations annihilent leurs créateurs, où les progrès technologiques sont autant le reflet du génie humain que son incapacité à les maîtriser. Le monde de demain ?



TOP 5 DE PITOUWH

TERMINATOR
Forcément, le haut de ce top revient au film qui, mieux qu'aucun autre, nous a averti de la menace que représentent des machines surdéveloppées. Né à partir d'une hallucination fiévreuse de James Cameron, le premier Terminator est ainsi l'exemple le plus flagrant de cette idée dans la saga puisqu'il place le cyborg comme une nemesis ultime et juste cela, une impitoyable machine à tuer dépourvue de l'humanité que pourront acquérir certains modèles des films suivants. Et quand on voit la ténacité avec laquelle il peut poursuivre Sarah Connor, même une fois son squelette exposé, on se dit que la volonté humaine est finalement bien peu de choses...



ANIMATRIX
Si la trilogie Matrix se faisait une parfaite représentation de la manière dont les machines pourraient nous mettre une dérouillée sévère, son pendant animé et tout particulièrement le segment en deux parties The Second Renaissance se faisaient encore plus parlants en illustrant comment notre propre bêtise a conduit à notre anéantissement. Le réalisateur Mahiro Maeda nous présente ainsi en un peu moins de vingt minutes le soulèvement des machines comme nous ne l'avons jamais vu, entre batailles épiques, réflexions philosophiques et considérations théologiques. Une énorme claque.



I, ROBOT
Loin de se montrer totalement satisfaisante au regard du réalisateur qui en assure les commandes, cette adaptation très libre des écrits de Isaac Asimov n'en réserve pas moins quelques sacrés moments de bravoure où le génie visuel de Proyas fait des merveilles (même si elle est trop courte, la révolution des machines est sacrément jouissive), aidée par des effets spéciaux très impressionnants rendant Sonny plus humain qu'aucune machine ne l'a jamais été. Soit un parfait leader pour un nouveau peuple de robots, duquel il ne tiendra qu'à nous d'en faire des amis ou des ennemis. Mais, nous connaissant, c'est mal parti...



NIRVANA
Coproduction ambitieuse entre l'Italie, la France et le Royaume-Uni, le film de Gabriele Salvatores ne s'est néanmoins jamais véritablement fait remarquer à cause d'un univers que l'on a bien vite apparenté aux visions de Blade Runner. Dommage, car Nirvana propose en fait bien plus que cela, réaffirmant nos responsabilités vis à vis de nos créations avec cette intrigue d'un personnage de jeu vidéo acquérant une conscience et forçant par la même occasion son concepteur à en faire de même, dans une quête désespérée de rédemption. Et quand une machine nous pousse à être meilleurs, n'est-ce pas la preuve qu'elle l'était déjà avant nous ?



MONDWEST
Premier long-métrage de Michael Crichton en tant que réalisateur, celui-ci se faisait déjà le reflet d'un thème majeur dans ses créations, à savoir sa méfiance appuyée envers la science et ses dérives. Inspiré par une visite à Disneyland où les animatroniques des Pirates des Caraïbes l'impressionnèrent, il nous livre sa vision d'un parc d'attraction où rien ne devrait aller de "tarvers" mais où tout finit bien sûr par dérailler lorsqu'un des robots (excellent Yul Brynner) se met à poursuivre inlassablement deux touristes pour les éliminer. Un véritable préambule à Terminator, plus de dix ans avant le film de Cameron.


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