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Toshio Suzuki : L'arme Secrete De Miyazaki (part.1) [page 1]

Par Julien Dupuy - publié le 15 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 15 octobre 2009 à 21h49 - 0 commentaire(s)
Hayao Miyazaki a plusieurs fois déclaré que « sans lui, le studio Ghibli n’existerait pas ». Cet homme, qui a inspiré la sorcière Yubaba, tenancière des bains dans Le Voyage de Chihiro, c’est Toshio Suzuki, l’une des clefs de voûte du studio Ghibli et un contributeur discret mais déterminant dans l’œuvre grandiose de Takahata et Miyazaki.



De l’édition à la production
Contrairement à la majorité de ses confrères, Toshio Suzuki ne vient pas de la finance, mais suit un cursus scolaire littéraire. Étudiant à l’université de Keio à Tokyo, le jeune homme est depuis son enfance un féru de cinéma live (il n’apprécie que modérément l’animation) et de mangas, avec une nette prédilection pour Osamu Tezuka. « C’est à cette époque, alors que j’avais 18 ans, raconte-t-il, que j’ai lu pour la première fois Le Tombeau des lucioles d’Akiyuki Nosaka. Aussitôt, je me suis dit que nous pourrions tirer de ce court roman un film magnifique ». Au sortir de ses études, Toshio entre chez l’un des géants de l’édition japonaise, Tokuma Shoten. Après avoir travaillé plusieurs années durant au sein de la rédaction d’Asahi Geino, un célèbre shūkanshi (ces énormes magazines hebdomadaires, contenant aussi bien des tabloïdes, que des news ou des mangas), Toshio Suzuki obtient enfin un poste plus constructif en co-fondant le magazine Gekkan Animage. Ce mensuel, l’un des premiers à traiter sérieusement de l’animation, est en kiosque pour la première fois en mai 1978. L’un des premiers articles rédigés par Toshio concerne Horus prince du soleil, film sorti en 1968 et qui marque une nette rupture dans la production d’animés. C’est à cette occasion que le journaliste parle pour la première fois au téléphone avec Isao Takahata. L’entretien se déroule si bien, que Takahata finit par lui passer son collègue, Hayao Miyazaki, qui vient alors de terminer la série Conan, fils du futur. Dès lors, Suzuki suit avec assiduité les travaux des deux jeunes cinéastes, et ce malgré la froideur de Miyazaki, notamment lors de leur première rencontre de visu à l’occasion de la sortie du premier long-métrage cinéma de ce dernier : Le Château de Cagliostro.




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