Par Nicolas Lemâle - publié le 03 septembre 2008 à 03h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h57 - 0 commentaire(s)
Votre monteur sur ce film est Daniel Rezende, qui avait déjà travaillé sur La cité de Dieu. Est-ce que cela a joué sur le rythme, le look du film, qui commence de manière très énergique, et ne relâche par la suite jamais la pression ?
Daniel Rezende est un monteur extrêmement talentueux, et versatile, quand on voit son travail sur Carnets de Voyage. Sur un film comme celui-ci où les prises étaient longues, les points de vue multiples, son influence était primordiale. Il travaille rapidement, à l'instinct, son rythme est d'ailleurs un de ses grands talents. On a d'autres monteurs au Brésil qui travaillent très différemment. Sur Bus 174, Felipe Lacerda a monté le documentaire avec une autre vision, plus statique.



Puisque l'on parle de La cité de Dieu, vous avez dû suivre le parcours du réalisateur Fernando Meirelles. Seriez-vous tenté après le succès de Troupe d'élite par une carrière internationale ?
S'il y a des projets intéressants dans d'autres pays, s'il y a l'argent pour le faire, pourquoi pas. Mais les documentaires et les histoires que j'ai en tête se tourneront plutôt au Brésil, pour l'instant. J'ai notamment un documentaire qui va bientôt sortir sur le domaine des enfants. Le reste, ce ne sont encore que des projets. Au Brésil, il faut s'occuper d'un projet à la fois, si l'on veut qu'il devienne réalité.

Les succès de La cité de Dieu et de Troupe d'élite poussent-ils la production brésilienne à tourner plus de films ?
Nous avons beaucoup de subventions aujourd'hui pour tourner des films. Parfois, il y en a un qui intéresse le marché international, et c'est là qu'on s'intéresse au Brésil.



Vous pensez que votre projet sur le monde politique sera subventionné ?
Hmm... Disons que si vous n'écrivez pas que j'ai ce projet en tête, ça marchera peut-être ! (rires)

Propos recueillis par Nicolas Lemâle
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