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Tu N'aimeras Point : Interview Haim Tabakman [page 1]

Par David A. - publié le 05 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 05 octobre 2009 à 15h48 - 0 commentaire(s)
Tu n’aimeras point est le premier long-métrage de Haim Tabakman qui a fait ses études à l’Université de Tel Aviv dans le département Cinéma et Télévision. Après deux courts-métrages sélectionnés à Cannes dans le cadre de Cinéfondation (Free loaders en 2003, The poet’s home l’année suivante), Haim Tabakman travaille comme monteur, notamment sur My father, my lord de David Volach.



Comment le projet de Tu n’aimeras point a t-il commencé pour vous ?
Le scénario m’a été envoyé. Le script m’a tout de suite fasciné car l’histoire se passe dans un monde extrême, entre deux personnages. C’était le scénario idéal pour explorer les comportements humains. On pénètre un monde religieux, très complexe, et on se confronte à l’essence d’un homme homosexuel. Je voulais signifier la réalité de ce fait. C’est un scénario que Merav Doster avait écrit pour son diplôme d’université.

Vous veniez juste de terminer le montage du film de David Volach My father, my lord ?
Oui, tout à fait. Mais je me considérais déjà plus à l’époque comme un metteur en scène que comme un monteur. Le montage était comme un job alimentaire mais mon objectif était la réalisation de film. J’ai fait deux courts-métrages qui étaient présents à la Cinéfondation à Cannes. Le métier de monteur m’a beaucoup appris mais ce n’était pas le chemin que je voulais suivre.

Connaissiez-vous la communauté ultra-orthodoxe de Jérusalem ?
Etant juif, je vis à leurs côtés. J’ai des amis avec divers degrés de religiosité. Personnellement je suis athée, chaque fois que je conduis une voiture un samedi je sais que la religion juive normalement l’interdit mais ces restrictions sont très éloignées de ma vie personnelle. La communauté ultra-orthodoxe est une communauté très fermée vis-à-vis du monde, y compris des Juifs qui vivent dans les quartiers voisins. En revanche c’est une communauté très accueillante, très chaleureuse lorsque l’on se donne la peine de faire un pas vers eux. C’est un monde étrange à première vue mais qui peut vous offrir une place si vous souhaitez y entrer. La foi religieuse peut être un refuge pour certains.



Il est plus facile d’y entrer que d’en sortir ?
Bien sûr car dans le monde séculier, personne ne vous attend ni ne vous retient. Le monde ultra-orthodoxe est un monde froid aux yeux de ceux qui ignorent tout de la religion juive mais si vous vous donnez la peine d’investir cette dimension religieuse, ils vous donneront beaucoup.


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