Gros succès lors de sa sortie en salles, le
Twilight de Catherine Hardwicke mérite que l’on s’arrête sur l’adaptation faite de la saga de Stephenie Meyer. En effet, il est opportun de se demander si le film est fidèle ou non à la quadrilogie d’ores et déjà vendue à plus de dix-huit millions d’exemplaires dans le monde.
« Twilight dans sa version filmique est une adaptation des plus fidèles. On peut donc être satisfait si l’on ne connait pas l’œuvre originale et rassuré si on l’a grandement aimé. » Anwei Guégan Entre fidélité…Dès l’annonce de son lancement au cinéma,
Twilight suscitait les plus folles attentes au regard de l’engouement provoqué par les quatre tomes du livre. Par conséquent, pour la réussite de cette adaptation, il semblait nécessaire de ne pas mécontenter les millions de personnes et les centaines de sites de fans avec pour ambition d’être incroyablement fidèle à l’œuvre de l’auteure américaine.
Une trame événementielle respectée à la lettre Prenant pour support le premier livre de la saga,
Twilight, Chapitre 1 autrement baptisé
Fascination, reprend ainsi dans sa globalité, la presque intégralité de l’histoire écrite par Stephenie Meyer. Ainsi, dans le déroulement des péripéties et dans la progression de l’histoire, le film suit-il le livre sans écart majeur. De la rencontre du couple Bella-Edward à l’arrivée de cette dernière à Forks où se construit la relation avec son père, la fidélité au récit est en tous points, remarquable. En effet, la trame des événements est reproduite au détail près, comme l’atteste par exemple la reprise fidèle de la scène de combats qui se déroule dans la salle de danse, autrement appelée salle des miroirs. Un vampire traqueur décidé à s’en prendre à Bella pour la tuer va être confronté à tout le clan Cullen, réunit pour sauver l’intruse humaine qu’est l’héroïne. Ici, film et livre font histoire commune et ne peuvent être séparés.
Un environnement retranscrit et transposé méticuleusementD’autre part, le soin porté à la reconstitution des lieux et zones explorées par le roman – les régions les plus humides et les moins ensoleillées d’Amérique du Nord – est là encore exemplaire. Au niveau des couleurs alors que le roman use de verts, d’ocre et de couleur terre pour définir l’environnement dans lequel évoluent les personnages, le film reprend les mêmes indications et offre pléthore de ciels bas et lourds où la végétation est luxuriante et typique des grandes étendues glacées de ces latitudes. Ainsi, l’ensemble des décors est d’une rare fidélité au livre que ce soit à Forks, dans la villa blanche où résident les vampires du clan Cullen ou dans la transposition à l’écran de la chambre de Bella.