Grande, belle, blonde, Uma Thurman n'échappe pas au cliché de l'actrice hollywoodienne type, son physique avantageux répondant à l'évidence aux critères de beauté en vigueur imposés par notre société occidentale. Pourtant, l'actrice peut se targuer d'afficher une filmographie bien plus variée qu'il n'y paraît, grâce à quelques choix judicieux notamment (les films de Quentin Tarantino par exemple). Notre classe/pas classe s'attardera sur la plupart de ses films, exceptés
Entre chiens et chats,
Henry & June,
Les Misérables,
Sang chaud pour meurtre de sang froid,
Tout pour réussir et
Toutes folles de lui, que l'on vous laisse commenter dans les forums...
BATMAN ET ROBIN : nullement classe Bouh ! Vilain, vilain Joel Schumacher qui a tué
Batman ! Deux fois plus bouh avec
Batman et Robin, qui a définitivement enterré le mythe peut-on entendre ici et là venant des fans du chevalier noir puisque ses films sont à 10 000 lieues de ceux de Burton. Oui, il est facile de s'acharner sur cet épisode bâtard en lui reprochant d'être coloré comme une bande dessinée, de bouger comme un dessin animé et d'être rigolo comme une série cheap des années 60. Mais manque de bol, avant d'être un monolithe gothique d'une noirceur ténébreuse,
Batman était effectivement une bande dessinée colorée, un dessin animé et une série télé cheap des années 60. Voilà un infime détail qui change tout et qui, malgré le grand guignol de la chose, semble être d'une fidélité plus accrue aux premiers amours de Bob Kane. S'en est-il retourné dans sa tombe ? Peu probable puisque c'est en partie ainsi qu'il désirait voir le film. Alors la grande question est "
Batman et Robin n'est-il finalement pas LE film officiel du milliardaire fringué en chauve souris et de son acolyte boy-scout ? ".
BEE COOL : moyennement classeLa grande qualité de
Be Cool est son casting. En plus de nous faire plaisir, à nous pauvres, spectateurs, qui ne traînons pas dans la jet set Hollywoodienne, les acteurs s'amusent tous dans un espèce de foutoir euphorisant. Pas un acteur n'est desservi au profit d'un autre. Travolta est le vecteur (et l'empereur de la coolitude) d'une galerie de personnages plus loufoques les uns que les autres. La bonne ambiance véhiculée tout au long du film est purement contagieuse, la chasse au trésor se transformant vite en chasse à l'attitude cool. Très vite, on se met à préférer des rôles à d'autres, et ceci à convenance. Logiquement, ce sont les personnages décalés qui emportent le suffrage.