Par La Rédaction - publié le 26 août 2008 à 03h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h41 - 0 commentaire(s)
EVEN COWGIRLS GET THE BLUES : pas classe mais un peu quand même
Satire de l'Amérique à travers les aventures de Sissi, princesse de South Richmond en Virginie, qu'une vilaine fée a affublé à sa naissance d'un pouce de 25 cm à chaque main. Dans les années 50, la miss quitte sa ville natale pour Manhattan et devient mannequin. Envoyée en Oregon pour tourner une publicité dans un ranch transformé en centre de remise en forme, elle tombe en pleine fronde anti-hygiénique au milieu d'une bande de cow-girls décidées à prendre possession du lieu. L’un des films les plus curieux de Gus Van Sant qui essaye de créer un pendant féminin de My own private Idaho (chacun de ses films ayant des correspondances entre eux). Il possède une distribution monstrueuse (Keanu Reeves, Lorraine Bracco, Steve Buscemi, John Hurt) mais sa structure presque accidentelle, proche du film à sketches, ne convainc pas. Le rôle principal est tenu par Uma qui se fait voler la vedette par l’excellente Rain Phoenix, la sœur de River, l’un des deux héros de My own private Idaho, à qui le film est dédié.



VATEL : pas classe du tout
En 1671, François Vatel est l'intendant fidèle et dévoué d'un prince de Condé fier mais vieillissant et ruiné qui cherche à regagner les faveurs du roi Louis XIV, et à se voir confier le commandement d'une campagne militaire contre les Hollandais. Roland Joffé (Mission) tombe bien bas avec cette production pesamment académique, aussi fastueuse qu’écoeurante. La faute à un scénario absent et une tendance à la surenchère qui se retourne contre le film. Parions que Julie Taymor, réalisatrice de Titus et de Frida, aurait rendu cette sorte de biopic mille fois plus addictif. Dans le rôle titre, Gérard Depardieu tente de sauver les meubles en cabotinant et Uma Thurman est totalement effacée.



LA COUPE D'OR : pas classe
Dans l'Angleterre post victorienne du début du siècle, un aristocrate italien ruiné prend pour femme la fille d'un richissime collectionneur d'art. La coupe d’or ressemble à tout ce que l’on n’aime pas dans le cinéma de James Ivory entre l’académisme de la facture et la fadeur démodée de l’histoire. En déroulant une histoire d’Henry James sans rythme ni raison, et surtout sans retranscrire l’odeur de cramé du roman, le cinéaste ne transcende rien et ne provoque qu’un ennui lourd et maladroit. Uma fait ce qu’elle peut mais on la préfère dans des rôles physiques.


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