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Valérie Lemercier : classe pas classe [page 1]

Par - publié le 26 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 26 octobre 2009 à 18h26 - 0 commentaire(s)
C'est en 1988 qu'on remarque pour la première fois Valérie Lemercier. C'est à la télévision et avec la série Palace. Après des apparitions dans Après après-demain et Milou en mai, la brune prouve qu'elle ne compte pas pour des prunes dans L'opération Corned-beef qui lance véritablement sa carrière cinématographique. Depuis, l'actrice s'est muée en réalisatrice et a d'ores et déjà trois longs-métrages. On l'a retrouve cette semaine à l'affiche du film de Laurent Tirard, Le petit Nicolas.



L'Opération Corned-beef (1991), de Jean-Marie Poiré : Classe
Avant Les visiteurs, Jean-Marie Poiré avait réuni le trio Clavier-Réno-Lemercier dans un pastiche des films d'espionnage, L'opération corned-beef. Aussi peu à l'aise dans l'action (le début en Colombie est ridicule) qu'il est performant dans les scènes de comédie (merci à l'abattage des comédiens), le réalisateur maintient un rythme d'enfer, utilise à merveille les quiproquos de son histoire (le capitaine Boulier chargé de démanteler un trafic d'armes utilise à son insu sa fiancée pour draguer le mari de la traductrice du trafiquant) et laisse l'alchimie opérer entre Clavier et Réno, ce dernier se révélant excellent pour sa première comédie.

Sexes faibles ! (1992), de Serge Meynard : Un peu classe
Valérie Lemercier n'est pas très à l'aise et offre plus de grimaces qu'une véritable performance d'actrice. Heureusement son tandem avec François Cluzet et quelques séquences bien senties sauvent cette comédie inégale.

Le Bal des casse-pieds (1992), de Yves Robert : Classe pieds
Dire que le duo Jean Rochefort / Miou-Miou efface la performance des autres acteurs est encore un euphémisme. Parmi la prestigieuse galerie d'acteurs qui s'amusent dans cette suite de sketches, Valérie Lemercier semble ne pas avoir abandonné son rôle de bourgeoise un peu coincée et rivalise avec nombre de comédiens (Jean-Pierre Bacri, Jean Yanne, Jacques Villeret...) pour savoir celui qui sera le plus emmerdant !



Les Visiteurs (1993), de Jean-Marie Poiré : Classe franchouillarde
Avec ses 14 millions d'entrées, Les visiteurs parvint à imposer son statut de film à la mode au-delà de la raison humaine. Tout le monde adore, les moins convaincus se laissent emporter par la fougue malgré tout, et comme un étrange retour de flamme, il ne faudra que quelques mois pour que le film de Jean-Marie Poiré bascule de l'oeuvre culte au film infâme. Le film n'en reste pas moins une comédie populaire, qui, non content d'être l'un des plus gros succès français en salle, continue de rassembler autant les foules à chaque passage télévisé. L'agacement qu'il a engendré a fini par s'estomper, et l'on peut désormais l'apprécier pour ce qu'il est : une comédie franchouillarde un peu gauche, mais dont les gags faciles - surtout ceux que l'on a oubliés – fonctionnent plutôt bien. L'erreur n'est donc plus à refaire : redécouvrir Les visiteurs, oui ! Mais à petite dose.

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