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Westerns : Les Incontournables De Florent Emilio Siri [page 1]

Par Florent Emilio Siri - publié le 21 avril 2008 à 06h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 14h23 - 0 commentaire(s)
C’est avec ces incontournables que nous clôturons cette semaine dédiée à Florent-Emilio Siri, ses choix venant parfaitement boucler une parenthèse marquée par les plus grands films de guerre et les plus grands westerns de l’histoire du cinéma, une parenthèse autour de L’ennemi intime, s’inscrivant dans cette culture, celle d’un cinéaste inspiré que nous remercions vivement, qui nous a donné envie tout au long de ces quelques jours de nous replonger dans un cinéma toujours aussi moderne, celui de John Ford, de Sergio Leone, de Sidney Lumet… Un cinéaste que nous retrouverons très prochainement et auquel vous pourrez poser toutes vos questions début mai lors d’un entretien en direct avec nos lecteurs.


John Ford
L’homme qui tua Liberty Valance. il est porté par une thématique très puissante et l’on y trouve l’un des plus beaux flash back du cinéma. J’adore le double trio très freudien du film, on ressent vraiment ici l’intérêt de Ford pour la psychanalyse, il transparaît dans son étude des personnages. Je n’ai rien de plus à dire sur ce film si ce n’est qu’il faut le voir, le revoir et le revoir, c’est tout simplement un chef d’œuvre. Stagecoach, La chevauchée fantastique, L’homme tranquille, La poursuite infernale, Deux cavaliers, se sont également des films cultes à mes yeux.

Delmer Daves
La colline des potences. C’est également un film assez freudien, on y trouve les hommes d’en bas travaillant autour de la rivière, les chercheurs d’or et Gary Cooper les observant, toisant ces hommes et cette femme qui le sauve, amoureuse de lui. On y voit toutes les passions humaines se déchaîner pour de l’or. C’est un western sublime, moderne.


Sergio Leone
C’est le cinéaste qui a fait sept films dont six chefs d’œuvre, c’est assez unique dans l’histoire du cinéma et dans les sept il y a cinq westerns. Leone c’est un mythe. Mon préféré reste Il était une fois dans l’ouest puis Le bon, la brute et le truand. Leone avait eu une super idée à l’époque qu’il n’a hélas pas pu mettre en place. Il voulait faire un lien entre ces deux films, boucler la ronde de ses westerns. Il voulait commencer Il était une fois dans l’Ouest en reprenant sur Le bon, la brute et le truand, en débutant son nouveau film sur les trois personnages, tués dès les premières images par Charles Bronson arrivant dans la gare. Il n’a pas pu tourner cette scène car Clint Eastwood a refusé, c’est vraiment dommage, cela lui aurait permis de finir son triptyque et d’évoluer vers un nouveau monde se construisant autour du chemin de fer. C’est un maître Leone, et son cinéma est toujours d’une grande modernité. Il a amené l’opéra dans le western.


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