Par AM - publié le 20 janvier 2006 à 06h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h45 - 19 commentaire(s)
C'était prévisible ! A force de repousser aux calendes grecques sa propre adaptation ciné, 24 heures chrono a fini par se faire coiffer au poteau (tout de même après le bien tenté mais gauche Nick of time avec Johnny Depp), et pas par n'importe qui. S'il s'était récemment planté en beauté avec son Timeline, Richard Donner, dont on retiendra surtout le nom pour être le père le Martin Riggs et Roger Murtaugh, va tenter de démontrer que malgré son âge avancé, il conserve encore une énergie insoupçonnée. Après un semi revival de Stallone avec Assassins (bien moins mauvais que ses scénaristes ont voulu le faire croire), le voici qui s'accoquine avec l'incontournable tête d'affiche de ces dernières années, Bruce Willis, plongé dans un polar en temps réel. Ce qui n'est que justice finalement, puisque Jack Bauer doit beaucoup à John McClane au même titre que sa cinquième saison s'imposant comme un vrai Die hard pur jus dans l'aéroport de Los Angeles… mais c'est un autre sujet dont nous reparlerons plus tard.


Un Bruce Willis que le réalisateur ne ménage pas, sans doute pour montrer aux clipeurs nouvelle génération que les papys peuvent encore tenir la distance, au moins pendant 110 minutes chrono dans un film qui en promet 118, générique compris. Le compte est bon ! Pari fou à l'heure des ralentis et ellipses réparatrices de scénarii gruyères, où même la série à concept peine à conserver une vraie cohérence dans le déplacement spatial de ses personnages. Ici le déplacement devrait être simple, 16 blocs, 16 pâtés de maison pour escorter un témoin forcément gênant, donc à abattre. Si la bande annonce n'échappe aux clichés du genre (mission confiée à un flic au placard qui va soudainement se rebeller contre une administration et ses collègues le croyant mou du genou) qui rendent déjà prévisible son intrigue, une bonne partie du concept reste néanmoins alléchante : pétarades, poursuites en bus, et autres règles clés du polar nerveux et rural loin de l'esthétisme trop léché des productions du même calibre. On n'est vraiment pas à l'abri d'une bonne surprise.

La bande annonce, déjà disponible depuis quelques jours sur le net l'est désormais dans des formats plus standard, mais également de meilleure qualité. Il n'y a qu'à cliquer.

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Sortie France le 05 avril 2006
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