Par AM, KP - publié le 22 décembre 2005 à 02h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h43 - 47 commentaire(s)
Désormais trop vieux pour s'accrocher aux capots des voitures dans la peau de Martin Riggs, Mel Gibson poursuit sa carrière de Cecile B. DeMile virulent en laissant tomber sa sadique - mais drôle – Passion du Christ pour s'intéresser aux indiens Mayas et à la panique interne causée par les éclipses de soleil. Toujours aussi grandiloquent et toujours aussi tape-à-l'œil parce tourné en vraie langue inca et submergé par des décors numériques n'ayant rien à envier aux films d'un certain Georges L., les premières images d'Apocalypto semblent une fois encore trahir ce qui faisait vraiment défaut au film précédent de Gibson : un excès esthétique qui jure avec la simplicité annoncée de son propos.



Si même sans son buzz La passion du Christ suscitait la curiosité ne serait-ce que pour voir ce que d'autres n'ont jamais osé montrer brutalement, la vie plus ou moins pépère de sa nouvelle petite tribu se montre déjà nettement moins emballante et son postulat reste tout aussi mince : le Dieu Soleil a-t-il oui ou non éradiqué les peuples ancestraux ? Etaient-ils fous ? Sont-ils tous partis en fumée ? Sur le papier, pourquoi pas. Mais la bande-annonce ferait presque tirer la sonnette d'alarme. Après l'avalanche de B.A. prometteuses, excitantes, intéressantes (etc) de ces derniers jours, celle de Apocalyptico jette un froid. Démarrant sur les visages allumés des Mayas ressemblant à s'y méprendre aux petits enfants monstres de la Passion du Christ (on en rit encore), la bande-annonce ne raconte strictement rien. Qui plus est, avec tout le respect que l'on peut avoir pour Mel Gibson, si son film est fidèle à ces images, son avis sur la question n'intéresse personne et les petites aventures de ses héros frais comme des apollons posant devant la caméra, courant dans les bois et affrontant des panthères non plus. Il n'est décidément pas à la portée de tous de réaliser un film de la trempe de La guerre du feu.



Bref des premières images rebutantes, réalisant l'exploit de cumuler 2mns50 d'ennui profond. En attendant que le mystère se lève sur Apolyptico comme les nuages devant son soleil assassin on pourra contempler les jolies décors étendus, même si le trop est ici décidément l'ennemi du bien. En tous cas, que le film soit bon ou mauvais, aimé ou détesté, une chose est sûre : Tintin et le temple du soleil a enfin trouvé son réalisateur. C'est déjà ça.


Une magnifique apparition de Mel Gibson en image subliminale à 1mn46

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