C’est confirmé : Takeshi Kitano a négocié un vrai virage artistique depuis Takeshi’s, délire azimuté dont on ne sait toujours pas si c'est du lard ou du cochon. Avec Kantoku Banzaï (traduisible par «Vive le Réalisateur»), il donne l’impression d’avoir pété un câble.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les premières images du nouveau Kitano confirment une volonté de renouvellement dans la filmographie du cinéaste qui se cherche après une précédente fiction kamikaze et désire ardemment écorner son image de réal sentimentalement correct. Dans un univers bariolé, Kantoku Banzaï lui donne l’opportunité d’avoir un rôle tout choisi (il interprète un réalisateur maniaco-dépressif) et de rendre hommage à tous les genres traditionnels du cinéma japonais, du film de samouraï aux films de karaté en passant par le cinéma d'Ozu et pléthore d'autres. Sa sortie au Japon est prévue le 2 juin prochain. Un détour par Cannes ne serait pas exclu.