Le jeu
Resident evil a été une petite révolution dans le monde vidéo ludique lors de sa sortie en 1996. Il offrait pour la première fois une ambiance et des sensations tellement particulières tout en utilisant des codes cinématographiques qu'une adaptation sur grand écran paraissait logique. Tout d’abord annoncé comme étant un projet de Georges Romero (le génial père de
Zombies), le film a fini maladroitement dans les mains de Paul W.S Anderson également à la tête de l’adaptation du jeu
Mortal Kombat. Visiblement plus orienté vers la génération du jeu vidéo (13 – 14 ans) que du style cinématographique auquel Capcom rendait hommage,
Resident Evil le film, fut une véritable douche froide pour les fans de films de zombies. Aucunement baroque, le film aux allures de science fiction singeait bêtement les effets à la mode Post-Matrix et se trouve être catalogué à juste titre comme un film de zombies sans zombies. Depuis,
28 jours plus tard et
L’armée des morts sont sortis, deux excellents films du genre, face auxquels le film d’Anderson fait pale figure relevant le challenge d'un
Resident Evil 2.
Mila Jovovich dans RESIDENT EVIL APOCALYPSE Aux premières vues de cette bande annonce, les créateurs du premier film ne semblent avoir tiré aucune leçon de leurs nombreuses erreurs, même après avoir sans doute vu la version Danny Boyle, et semblent bien au contraire prêts à pousser le bouchon encore plus loin.
L’histoire semble être la parfaite continuité du 1er épisode, étendant le terrain de jeu non plus à une base souterraine mais à la ville de Rancoon City toute entière mise, pour l’occasion, en quarantaine via une énorme fortification de métal (?). Au sein de ce gigantesque piège déambule un groupe de survivants (commando high-tech armé jusqu’aux dents) qui finira par rencontrer Alice (Milla Jovovich) et dont la dite rencontre semble se situer là ou se termine le 1er film. La suite de la bande annonce met l’actrice en valeur dans une succession de morceaux de bravoure surhumains où celle-ci flingue à tout va dans toutes les positions possibles et inimaginable le tout saupoudré d’une musique hard rock aux décibels bien senties.
Le personnage du jeu vidéo Jill Valentine fait son apparition dans RESIDENT EVIL APOCALYPSEOn pense alors à
Mission : Impossible 2 et ses nombreuses poursuites, explosions, fusillades et autres scènes de combats complètement insensées en totale opposition avec son matériau d’origine. Les deux séries ont d'ailleurs ce point commun d’avoir un premier épisode infidèle à l’élément dont il s’inspire, et un second épisode qui n’a absolument plus rien à voir du tout (Ndlr, même si
Mission : Impossible de Brian de Palma est d'une toute autre trempe que Resident Evil...).
Entre fusillades aériennes, explosions d’immeubles, héroïne courant sur la paroi d’un des dits immeubles à l’aide d’un décélarateur, hélicoptères et autres missiles on notera une idée vraiment appréciable, l'apparition du zombie bodybuldé "Nemésis", annoncé à la fin du premier épisode, vu dans le jeu
Resident Evil 3 : Nemesis, et vraiment capable de relever le stress généré par l'ambiance du film (en gros le bougre et indestructible et redoutable).
Le premier et joli poster du film.Histoire de donner au film un petit cachet fantastique, une séquence inspirée de
Les autres montre une femme s’approcher d’une petite fille assise en tailleur par terre. Les commerciaux du film n’attendront d’ailleurs pas le temps de nous laisser la surprise puisqu’ils annoncent directement la couleur : l’enfant est zombifié. Celle-ci et le Nemesis sont d’ailleurs les seuls présentés dans le film annonce, ou même sous-entendus, un comble pour une adaptation d’un jeu rempli de zombies.
Alors
Resident Evil Apocalypse n'aura-t-il de
Resident Evil à nouveau que le titre ? La réponse en octobre prochain en France...
SORTIE CINEMA : 09 OCTOBRE 2004 (USA : 10 Septembre 2004)