Par La Rédaction - publié le 08 septembre 2006 à 20h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h08 - 1 commentaire(s)
Disponible depuis cette semaine dans les bacs, Barberousse et Sanjuro sont désormais disponibles dans des éditions collector 2 DVD sous la bannière de Wild Side. L'éditeur a pour l'occasion crée un bonus inédit sur chacun, d'une durée avoisinant 25mns, où se recoupent des interviews. Nous vous en proposons deux extraits.


  • Mifune par Mifune : portrait de Toshirô Mifune par Shiro Mifune (26:50)
    Shrio Mifune revient sur l'enfance de son père à Dairen en Mandchourie et sur son engagement dans l'armée de l'air durant six ans, période pendant laquelle il formait et protégeait les plus jeunes. Dans ce témoignage émouvant, Shiro Mifune s'attarde longuement sur cette période terrible, avant d'expliquer dans quelles circonstances son père est devenu acteur sur le film Au-delà du col enneigé de Taniguchi, un ami de Kurosawa. C'est ainsi que Mifune, repéré par ce dernier, s'est retrouver sur L'Ange Ivre. Concernant Barberousse, il raconte dans quelle disposition et son père et Kurosawa abordaient le film dont le tournage fut très long. Il tente de dresser un portrait de son père, un homme paisible au quotidien, plus proche de l'exubérance de ses personnages après quelques verres. Une belle interview qui apporte un vrai éclairage sur l'acteur.

    > EXTRAIT VIDEO


  • Kurosawa Jidai-Geki Style 2 (27:00)
    Ce documentaire réalisé en décembre 2005 par Robin Gatto regroupe différentes interviews, les divers intervenants brassant cette fois la période qui va de 1961 (Yôjimbo) à 1985 (Ran). L'assistant personnel de Kurosawa, Masahiko Kumada, ouvre le bal en resituant les films du Maître dans l'histoire du film de sabre japonais, celui de la Toei et de la Daei, longtemps influencé par la danse du théâtre kabuki. Le cinéaste exploitait à l'inverse un art martial japonais ancien, le kobudo, évacuant ainsi tout mouvement grandiloquent inutile afin de privilégier le réalisme, et travaillant de manière inédite sur le son. Kumada avance l'idée que la répugnance qu'affiche Sanjuro à se battre résume bien la philosophie de Kurosawa à cette époque.



    Interviennent ensuite les inévitables Koichi Hamamura, accessoiriste, et Teruyo Nogami, scripte, au sujet notamment du duel final de Sanjuro. Après la partie Sanjuro (Yojimbo étant évoqué de manière très brève au début du documentaire), on passe à Kagemusha, par le biais du témoignage de l'assistant réalisateur de Kurosawa, Takashi Koizumi. Ce dernier parle du tournage difficile du film où se côtoyaient acteurs professionnels et débutants recrutés sur annonce. Kurosawa faisait toujours en sorte de tourner des plans séquences en déplaçant trois caméras et Koizumi prend soin de citer les trois cadreurs du réalisateur : Takao Saito, Asakazu Nakai, Shoji Ueda. C'est à partir de Kagemusha que Kurosawa a commencé à leur dessiner des story-boards en couleurs, un point sur lequel la fille du réalisateur, Kazuko Kurosawa, apporte juste après un nouvel éclairage : ces story-boards étaient destinés à fixer précisément les idées que le réalisateur avait en tête en attendant que les financements se débloquent. Dernière phase du documentaire : Ran. L'assistant réalisateur Vittorio Dalle Ore est au centre de cette partie aussi passionnante que les précédentes. Il confie entre autres que Kurosawa était capable de modifier une scène pour ne pas avoir à saccager un somptueux costume fait main. Un bonus riche, rythmé et captivant.

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