L’homme de Londres, cet obscur objet du désir de tous céniphiles érudits n’a toujours pas de date de sortie officielle en France. Après sa sélection officielle au
Festival de Cannes cette année et l’incroyable affront que lui a fait le public et la critique en sifflant tel des analphabètes du regard,
L’homme de Londres reste à ce jour quasi invisible.
Et pour cause, le réalisateur Bela Tarr a repris l’intégralité du montage son et image du film et ce depuis près de cinq mois. Ce perfectionniste du celluloïd est actuellement toujours entrain de monter son film annulant par la même sa venue au
festival du cinéma hongrois qui se tient courant octobre à Marseille qui lui était spécialement consacré. L’ensemble de sa filmographie y est projeté dont son film monstre Satan Tango d’une durée avoisinant les 7 H 30.
Coup dur pour le festival ainsi que pour nombres de journalistes et cinéphiles avertis qui aurait voulu approcher le cinéaste afin de mettre à jour nombres d’interrogations sur la foudroyante créativité dont il fait preuve. On se console en sachant qu’il reste des réalisateurs aussi intègres et perfectionnistes que lui, afin de proposer au public une œuvre rare et précieuse