Un dimanche qui s’annonce fulgurant sur la Croisette, avec la rencontre inattendue et, apparemment, si l’on en croit la rumeur, explosive, entre deux Johnn.., le célèbre cinéaste hongkongais, Johnnie To et notre figure nationale,
Johnny Hallyday.
Déjà présent à Cannes avec
Election, Johnnie to était reparti bredouille. Ce nouveau film portant sur l’errance d’un père recherchant les meurtriers de sa fille devrait indubitablement remuer les membres du jury. Une fiévreuse attente s’est déjà nouée autour
Vengeance, provoquant de multiples questionnements et une émulation évidemment autour de la personne même de Johnny. Les groupies se planteront très tôt en bas des marches, espérant y glaner un regard, un sourire, une poignée de main, un autographe… le chanteur, d’un naturel chaleureux, ne devrait pas les décevoir.
C’est en partie sur cette ferveur collective que repose le Festival de Cannes, sur ces badauds, ces fans envahissant la Croisette, campant sur les marches, y installant leurs escabeaux dès 6 heures du matin, c’est de leur présence enflammée que découle cette enivrante folie transportant le Festival, en faisant l’une des manifestations les plus médiatisées au monde. Et ce sont ces mêmes badauds que les stars, principalement nos charmantes vedettes françaises, snobent souvent avec un indifférent mépris, contrairement aux Américains ayant une approche beaucoup plus conviviale, plus marketing, répondant à l’appel du public.
Le second film de ce dimanche en compétition officielle sera le film du philippin Brillante Mendoza, ayant déjà foulé le tapis rouge l’an passé pour Serbis, film dérangeant.
Kinatay s’annonce percutant et troublant.
Après
Memories of Murder et
The host, Bong Joon-Hoo poursuit une ascension vertigineuse et viendra défendre demain les couleurs de
Mother, magnifique récit exaltant l’amour maternel dans ce qu’il a de plus beau, mais également de plus étouffant, un récit illuminé par la prestation exceptionnelle de Kim Hye-Ja.
Mother confirme la singularité de ce cinéaste sachant passer d’un genre à l’autre avec une incroyable dextérité.
Depuis l’ouverture de cette compétition d’une incroyable richesse, nous rebondissons donc de surprise en surprise, quelques déceptions, certes, mais vite oubliées grâce à la puissance des autres films, celui, notamment, de
Jacques Audiard que nous avons découvert ce matin. Nous ne voudrions pas jouer les prophètes, mais il serait étonnant qu’il ne remporte pas l’une des prestigieuses palmes. Nous pencherions pour celle de la mise en scène ou tout simplement la Palme d’or. Après une étourdissante et violente plongée dans l’univers carcéral, étourdissante car sublimée par une mise en scène d’une noirceur tranchante, d’une pureté sans concession, le soleil brille à nouveau sur la Croisette.
Avec l’arrivée du week end les rues de Cannes se sont emplies d’une myriade de touristes, de scintillantes jeunes femmes vêtues de tenues affriolantes. Affriolante,
Eva Longoria l’était hier soir lorsque nous l’avons croisée avec Tony Parker, dînant tranquillement sur l’une des tables du Nikki Beach. Le hasard a voulu qu’ils s’installent près de la notre, une petite photo pour mémoriser cette rencontre, avant de prendre la navette pour rejoindre Lenny Kravitz et Mariah Carey. Une éblouissante soirée, je me sens quelque peu étourdie, épuisée, mes yeux se ferment, la suite je vous la raconterai demain…