Par - publié le 08 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 08 octobre 2009 à 22h40 - 0 commentaire(s)
Présent à Cannes dès 1992 avec son premier long-métrage, Réservoir Dogs, Quentin Tarantino remue depuis plusieurs années la Croisette. Il y revient en 1994 avec Pulp Fiction, en 2004 avec Kill Bill volume 2 et en 2007 avec Boulevard de la mort. Il y fut également Président du Jury en 2004 et décerna une Palme d’or contestée à Michael Moore pour Fahrenheit 911. En tant qu’acteur il est présent pour Desperado en 1995, pour Z channel : Une obsession magnifique en 2004 et en 2007 il participait au documentaire autour de la figure de Pierre Rissient projeté dans le cadre de Cannes Classic. Le fougueux et excentrique réalisateur américain est donc un habitué du Festival.

Cinéphile insatiable, avide de découvrir de nouveaux films et de profiter pleinement du Festival, on le voit depuis quelques jours régulièrement monter les marches. Ce soir il viendra y défendre son propre métrage, Inglourious Basterds, un retour sur la Seconde Guerre mondiale. L’histoire montre les destins croisés d’un groupe de soldats juifs menant des actions sanguinaires contre les nazis, d’une actrice allemande et d’une jeune Française oeuvrant pour venger la mort de ses parents. Plus que le film, les Cannois guettent la venue sur les marches du Palais du couple le plus médiatisé de la planète. Aux dernières nouvelles, la sensuelle Angelina, après une étincelante montée des marches l’an passé pour le film de Clint Eastwood, ne semblait guère motivée par un nouveau bain de foule, préférant sa petite famille aux oppressantes mondanités cannoises. Les rumeurs se contredisent, pour le moment le mystère demeure et du côté des fans l’angoisse se fait ressentir derrière leur impatience. Leurs espérances seront-elles comblées ? C’est la question du jour, la réponse ce soir vers 19h. Aux côtés de Brad Pitt, Diane Krüger, Eli Roth et la jeune Française Mélanie Laurent, qui nous l’espérons, remportera un lumineux succès, aussi lumineux que son regard.

La seconde montée des marches de ce mercredi sera celle du second film français en compétition, celui d’Alain Resnais, Les herbes folles. Le cinéaste est également un habitué de la Croisette puisqu’il y a présenté neuf de ses films. Cette année il vient y défendre l'adaptation d’un roman de Christian Gailly, L'incident, s’arrêtant sur les cheminements de plusieurs personnages dont les vies se retrouvent précipitées suite à de petites actions anodines. On n’en sait guère plus pour le moment, mais nous sommes ravis de retrouver le pétillant sourire de Sabine Azéma, sa fidèle muse.



La Croisette sous la neige, une vision inattendue sous le brillant soleil rayonnant depuis quelques jours sur Cannes. Disney a déployé avec majesté les couleurs de son prochain film, Le drôle de Noël de Scrooge et déployé sa parade le long de la mer. Une mise en scène impressionnante, le Carlton transformé en Chalet, des sapins aux boules étincelantes et des comédiens, Jim Carrey, Robin Wright Penn et Colin Firth, délicieusement émerveillés, débarquant en calèche devant le Carlton sous les yeux subjugués des Festivaliers menacés par l’enfantin Jim Carrey se lançant dans une bataille de boules de neige. C’est également pour défendre le film de Glenn Ficarra et John Requa, I love you Phillip Morris que l’acteur s’est envolé pour le Festival. Présenté dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs, le film suscite une chaleureuse attente et les fans de l’acteur se battaient ce matin devant les portes qui se sont refermées très vite, laissant sur le carreau un nombre important de festivaliers frustrés. Une comédie romantique autour de deux homosexuels tirée d’une histoire vraie, celle de Steven Russell dont nous vous parlerons plus longuement demain.

Quelques mots après une journée studieuse, sans rumeur, sans ragot, Cannes, c’est aussi passer de longues heures devant son ordinateur ou les écrans de cinéma, sur le film de Pedro Almodovar, très en retrait de son cinéma, beaucoup moins passionnel, touchant, d’une tonalité inattendue, délicieusement mélancolique et celui de Marco Bellocchio, savoureusement provocateur, d’une incroyable vitalité dans sa mise en scène, un opéra éclairé par la présence de l’actrice Giovanna Mezzogiorno, se plaçant avec émotion dans la course pour le prix d’interprétation.
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  • Inglourious Basterds

    L'histoire : Dans la France occupée de la Seconde Guerre Mondiale, la jeune Shoshanna Dreyfus voit ses parents brutalement assassinés de la main du colonel nazi Ha[…]

  • I Love You Phillip Morris

    L'histoire : Steven Russell est un homme bien sous tous rapports. Bon flic, bon mari, bon père jusqu'au jour où il décide de changer de son quotidien et d'assumer […]

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