Le réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul a remporté la Palme d'or du 63e Festival de Cannes pour son film Oncle Boonmee. Le cinéma français est représenté en force dans le palmarès.

Par - publié le 23 mai 2010 à 21h34 ,
MAJ le 23 juin 2010 à 11h05 - 3 commentaire(s)

La surprise de Cannes 2010 est venue du réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul ! Alors que bon nombre de pronostiqueurs donnaient gagnant Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois ou Another Year de Mike Leigh, le jury présidé par Tim Burton a choisi de donner la récompense suprême de ce 63e Festival de Cannes au film Oncle Boonmee. Pas grand monde n'a vu venir ce film (sauf peut-être certains de nos journalistes sur place) présenté vendredi soir un peu dans l'ombre de Hors-la-loi. Le réalisateur, au nom encore plus imprononçable qu'un volcan islandais, et encore plus dur à écrire, n'est pas un inconnu à Cannes. Il avait déjà été récompensé sur la Croisette pour son film Blissfully Yours, prix Un Certain Regard en 2002. En compétition officielle, il obtenait deux ans plus tard le prix spécial du jury pour Tropical Malady et il était membre du jury il y a deux ans. Autant dire que sa consécration ce dimanche n'est que la suite logique de son parcours à tout juste 40 ans.

 

Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives de Apichatpong Weerasethakul
 
Le reste du palmarès fait la part belle au cinéma français. Comme l'an dernier avec Un Prophète, Des Hommes et des Dieux, donné favori se « contente » du Grand prix du jury. Nous souhaitons au film de Xavier Beauvois, avec notamment Lambert Wilson, le même parcours et le même succès que celui de Jacques Audiard. Mathieu Amalric peut aussi se réjouir de figurer au palmarès en remportant le prix de la mise en scène pour son original Tournée. Juliette Binoche, égérie de Cannes cette année, a remporté le prix d'interprétation pour Copie conforme de Abbas Kiarostami, sur les écrans depuis mercredi dernier.
 
En ce qui concerne le prix d'interprétation masculine, le jury n'a pu départager Javier Bardem pour Biutiful de Alejandro Gonzales Iñarritu et Elio Germano pour La Nostra Vita de Daniele Luchetti. Dans le reste du palmarès, on retrouve le remarqué Poetry du réalisateur sud-coréen Lee Chang-dong, prix du scénario et Un homme qui crie du Tchadien Mahamat Saleh Haroun, prix du jury. Enfin la Caméra d'or, récompensant un premier film présenté dans toutes les sélections cannoises, a été attribué à Caméra d'or à Année Bissextile de Michael Rowe, vu dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs.
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