Tous les deux, trois ans apparaît dans les médias la menace d'une nouvelle pandémie : constat préoccupant des dérives de nos modes de vie ? Manipulation du Pouvoir pour tenir par la peur le plus grand nombre ? Un peu des deux à la fois ? Toujours est-il que cette épée de Damoclès fait désormais partie de notre environnement et a pu modifier notre relation à lui, ce qui ne tarda pas à se ressentir dans un cinéma horrifique s'étant fait une spécialité de refléter les maux de son époque. Ce n'est pas pour rien en effet que les zombies -représentations parfaites de la contamination de masse- sont revenus sur le devant de la scène, surtout quand on se rappelle que c'est
28 jours plus tard qui amorça le mouvement en les transformant en "infectés". Une modification pleine de sens, insistant sur la nature virale du fléau et reprise depuis dans plusieurs autres films avec toujours ce même constat : nous sommes les artisans de notre propre perte...
Soit le point de départ exact de
Carriers, premier long-métrage des frères Alex et David Pastor et même première collaboration entre eux puisqu'ils avaient fait leurs courts-métrages chacun de leur côté. Les voilà donc réunis avec en poche un scénario horrifique d'anticipation écrit à quatre mains et qui ne tardera pas à trouver preneur chez Paramount Vantage, très intéressé par ce récit fortement empreint du climat et des psychoses actuels.
Tout commence dans un futur proche, où la plus grande partie de la population a été exterminée par un virus dérivé de la grippe aviaire. Seul le strict respect de règles et précautions peut garantir la survie, à plus ou moins longue échéance, et quatre amis s'y tiennent coûte que coûte alors qu'ils cherchent le parfait refuge. Mais ils vont découvrir qu'il y a bien pire que de mourir de la maladie car, quelques temps après leur dernier souffle, certains des morts reviennent à la vie...
La grande inconnue de
Carriers reste ainsi la part qu'auront les éléments zombiesques dans son histoire, les différents éléments dévoilés jusqu'à présent ayant davantage tendance à s'axer sur la contamination et le combat des héros contre elle. La bande-annonce ci-dessous, bien sûr, mais également pléthore d'images (
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Lou Taylor Pucci. Mais pourquoi l'aurait-on supprimé ? On peut imaginer que, malgré sa volonté préventive et de mise en garde, le distributeur ait eu peur que le film soit trop associé à des images que continuent de diffuser les médias. Ce qui serait curieux mais pourrait expliquer également le retard qu'a accumulé le long-métrage des frères Pastor, avec l'irruption du virus H5N1.
Prévu un temps pour sortir aux USA au cours de 2008,
Carriers n' y arrivera donc que le 04 septembre prochain comme cela vient d'être annoncé, le temps de faire monter le buzz. Et il y a de quoi entre son approche du genre ancrée dans le réel (mais jusqu'à quel point ?) ou bien un casting très intéressant, au sein duquel nous retrouvons Pucci accompagné de Chris Pine, Piper Perabo, Emily VanCamp et l'excellent Christopher Meloni. Du beau monde pour cette nouvelle fin du monde !