Séraphine est le grand gagnant de la soirée puisqu'il repart avec sept prix sur neuf nominations, dont le prix du meilleur film de l'année... Une récompense inattendue face aux mastodontes que sont les films de Richet, Desplechin et Klapisch ou les outsiders en lice comme Claudel et Bezançon ! Un joli discours de la part de l'équipe du film rend hommage au personnage de Séraphine, véritable monument du cinéma français désormais incarnée par Yolande Moreau (repartie avec le César de la meilleure actrice). Le film devrait connaître une nouvelle carrière en salles après un bouche à oreille déjà très efficace !

En 1913, à Senlis, non loin de Paris, un collectionneur d’art allemand, Wilhelm Uhde emménage dans un appartement pour y passer ses moments de calme, hors de l’agitation de la capitale. Toujours à la recherche de nouveaux talents, Picasso et le douanier Rousseau ont ses préférences. Il rencontre très vite Séraphine, la femme de ménage quadragénaire au comportement parfois inattendu. Secrètement elle peint toutes les nuits dans sa chambrée avec des matériaux qu’elle recueille elle-même dans la nature. Un jour, chez un couple de notables, le collectionneur tombe sur l’une de ses toiles. Intrigué par l’aspect visionnaire de l’imagination de cette femme, il va la convaincre de poursuivre ses efforts. Mais la guerre éclate bientôt et Wilhelm doit quitter la France. Dix ans plus tard, dans son hameau de Chantilly, il visite une petite exposition locale dans la région et retrouve l’un des tableaux de sa protégée.