Djimon Hounsou pourrait rejoindre très prochainement le casting de Conan. L'acteur a en effet récemment avoué à un site internet (IESB.net) qu'il allait être casté pour participer à un projet qui devrait être une trilogie adaptée d'un comic book. Djimon Housou a également laissé entendre qu'il pourrait jouer dans le troisième opus des
4 Fantastiques, mais également dans la série des
Tintin que Steven Spielberg prépare en ce moment. Un futur cinématographique très chargé pour l'acteur du récent
Blood Diamond.
Voici les mots de Hounsou quant à cette possible adaptation : "
Je préfère rester discret là-dessus, en tout cas jusqu'à ce que le projet soit lancé. Mais ce sera évidemment un comic book faisant parti de la série Conan...Une nouvelle à prendre néanmoins avec des pincettes, puisque les dirigeants de Nu Image ont affirmé que non seulement ils n'ont pas approché Djimon Hounsou pour le film, mais qu'en plus ils n'ont pas encore de réalisateur et sont même à probablement deux mois d'avoir un script fini. Autant dire qu'il est encore bien trop tôt pour parler de casting.
Conan le barbare a toujours été considéré comme le parangon d'un genre (film de barbare), tombé en désuétude et inhumé avec les problèmes de John McTiernan sur
Le 13ème Guerrier. Depuis quelques temps, tout change. Comme le western qui subit aujourd'hui de multiples déclinaisons (ça va de
Le Secret de Brokeback Mountain à
Open Range en passant par
Trois enterrements), le genre barbare revient à la mode puisque de nombreux films veulent le poursuivre et le creuser pour en exploiter toutes les possibilités. A l'origine, il y a certes un classique: Conan le Barbare, une ode à l'ascension, à l'évolution et aux douloureux échelons à gravir pour passer de l'orphelin au voleur, du voleur au guerrier et du guerrier au despote à la place du despote. C'est une métaphore sur la recherche du père. Taillé comme le roc (il a été forgé tel une épée mais il devient solide comme l'acier), le jeune Arnold Schwarzenegger qu'on jurerait préconçu pour le rôle parvenait dans son espèce d'irréalisme physique à matérialiser devant une caméra une prestance propre à l'Heroïc Fantasy littéraire. Avec un certain don, John Milius parvenait à insuffler à son film cette ambiance si particulière des romans mais aussi des jeux de plateaux, des cartes à jouer et autres simulacres en explosant en creux les frontières du péplum à travers des combats d'une sauvagerie palpable et d'un bestiaire aussi divers qu'impressionnant. Au bout de la chaîne, il pouvait y avoir une trilogie (il y a eu un second volet, plutôt raté, pourtant signé Richard Fleisher). Espérons en tout cas que ce nouveau départ pour le Cimérien soit l'occasion d'avoir son propre triptyque.
