Le quatrième jour du Festival confirme le rythme chargé suivi depuis le début. Ainsi moult projections et entretiens se poursuivent dans la joie et l'allégresse. Les forces dvdramiennes trouvaient aussi de nouveaux appuis avec l'arrivée en renfort de la nouvelle garde, Jean-Baptiste Guéguand et Gwenaël Tison. Notre bien-aimé Romain Le Vern en profite aussi pour voir le dernier Takashi Miike,
Crows Zero. Avec l'aide active de toutes ces forces, nous pouvions aborder plus sereinement le délicat exercice d'alternance entre projections et interviews jamais évidentes à placer dans un emploi du temps bien serré.
La team JB/GT commence son périple avec
Exodus, de Ho-Cheung Pang, l'histoire d'un policier cherchant à démanteler un complot fomenté par un mystérieux groupe de femmes. Leur but n'étant rien de moins que supprimer tous les hommes de la surface du globe.
De notre côté, nous employons cette matinée à assurer une série d'entretiens avec les réalisateurs de
Endless Night, Wonderful Town, Ploy. Les trois interviews se montrent riche d'enseignements aussi bien avec les jeunes Assartat (
Wonderful Town) et Pan Jianlin (
Endless Night) qu'avec l'expérimenté Pen-ek Ratanuaruang (
Vagues Invisibles, Ploy). Détendus, loquaces, et disponibles, les 3 hommes nous ont gratifiés de trois beaux entretiens.
La journée se poursuit avec
Opapatika, With a Girl of Black Soil, The Red Awn, Fujian Blue et
Crows Zero. Si
Opapatika a définitivement déçu l'équipe par ses séquences d'action hystériques et techniquement très limitées, les avis sont au contraire bien meilleurs concernant les trois autres long-métrages du jour.
Le film de Miike,
Crows Zero nous aura joliment bluffés par ses audaces, sa maîtrise générale, et son inventivité visuelle perpétuelle. Adapté d'un célèbre manga, le film signe le retour du réalisateur à son meilleur niveau pour notre plus grand bonheur. Vincent M. ne s'en est pas encore remis, et on attend plus qu'une seule chose... les suites déjà promises pour bientôt !
Enfin la journée se clôt sur un film coréen en costume,
Shadows of the Palace, de Kim Mee-Jeung ; un film de facture classique qui allie la beauté des décors, des costumes, de la lumière à une intrigue complexe mêlant enquête policière aux intrigues de palais. Bien qu'un peu embrouillé dans sa forme, on souligne l'ambition bien réelle d'une réalisatrice certainement à suivre.
Le cinquième et dernier jour se lève après une très courte nuit pour la fine équipe (nous vous ferons grâce des activités ô combien nobles auxquelles celle-ci peut s'adonner). Et pendant que le tandem de choc des entretiens rencontrait le réalisateur de
Fujian Blue et la réalisatrice de
Shadows of the Palace, la team JB/GT en profitait pour voir
Héros de Guerre, Kabei et
Solos.
Héros de Guerre, autre film attendu de la compétition action, est le film chinois le plus cher de l'histoire. Le blockbuster aura convaincu bien au-delà des espérances du duo. Nos deux rédacteurs auront aussi apprécié
Kabeï, de Yoji Yamada. Un mélo familial qui rencontre le film historique pour un résultat détonnant. La note moins glorieuse de la journée fut pour
Solos, une vraie/fausse histoire gay sans paroles dans un style artie ayant sans doute plus sa place dans un musée d'Art Contemporain (au Palais de Tokyo ?) que dans la sélection du festival.
Les entretiens finis pour vos prolifiques interviewers, et ce fut le moment d'entamer la projection de
Flower in the Pocket, un curieux film malais narrant les aventures de deux enfants en rupture avec l'école, vivant avec un père trop peu présent. Les deux jeunes acteurs sont remarquables, le rythme du film assez lent (à base de plans fixes plutôt longs) pour une oeuvre qui aura su s'attirer la sympathie de Vincent M.
Le dernier film vu fut
Walking my Life, de Satoshi Isaka. Une oeuvre particulièrement émouvante sur un homme de 48 ans condamné par un cancer des poumons incurable. Ne pouvant mourir sans l'amour des êtres aimés, ses deux enfants et sa femme vont l'accompagner sur ces derniers mois tragiques. Kôji Yakusho trouve ici un rôle à sa mesure tout en subtilité et en retenue.
Cette dernière journée s'achève enfin sur la cérémonie de clôture dont le palmarès promet de bonnes surprises.
Nous souhaitons tout particulièrement à remercier l'intégralité des attachés de presse du Public Système qui nous auront permis d'obtenir tant de belles rencontres avec les équipes présentes sur place. Merci aussi aux excellentes interprètes sans lesquelles notre compréhension aurait été bien limitée.