Par La Rédaction - publié le 12 septembre 2003 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h01 - 2 commentaire(s)
La section Panorama a donné lieu (encore) à un nouveau débat à la rédaction. Interview with the assassin a été perçu d’un côté comme une fumisterie prétentieuse et de l’autre comme un habile docu-menteur.

Surfant sur la vague de la paranoïa conspiratrice entourant l’affaire JFK, Interview with the assassin se veut une pierre de plus apposée au pied du mystérieux édifice sur l’assassinat du président américain le 22 novembre 1963 : Ron Kobeleski, caméraman au chômage, fait la connaissance de son voisin, Walter Ohlinger. Ce dernier lui avoue être le mystérieux deuxième tireur qui aurait assassiné le président Kennedy.

INTERVIEW WITH THE ASSASSIN
Un film de Neil Burger

Sortie France : Non-communiquée
Sortie USA : 15 Novembre 2002

Film sur JFK ou JFK dans le film ?



POUR :

Reprenant le concept du Projet Blair Witch qui jouait sur l’ambivalence de son récit - réalité ou fiction ? - laissant le spectateur libre de décider si tout ce qu’il voyait à l’écran était vrai ou non, Interview with the assassin va beaucoup plus loin. En effet, le fait de prendre un événement historique implanté dans l’inconscient collectif amène bien plus facilement le film vers son aspect documentaire. C’est ainsi que lors de la première partie, il est aisé de se convaincre que ce Walter Ohlinger est bel et bien l’assassin de Kennedy. Ce sentiment est d’ailleurs renforcé par le nombre de preuves ou faits rapportés par l’interviewé. Mais le réalisateur, Neil Burger, prend bien soin de parsemer son récit d’indices et de comportements contradictoires qui laissent sérieusement planer le doute. Petit à petit, le spectateur, fasciné par une mise en images particulièrement astucieuse et censée, se rend compte que le film qu’il est train de voir est tout sauf une nouvelle pièce au dossier JFK. Car, Interview with the assassin est surtout le portrait d’un homme ambigu dont on ne mesure jamais pleinement le degré de folie ou d’humanité, tout en étant une réflexion dans l’air du temps sur la représentation de la réalité face au prisme de la caméra.
Laurent Duroche et Laurent Pécha





Laurent Duroche : 7
Laurent Pécha : 7
Victor Sarkissian : 4

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