Extra Man n’est pas un super-héros. C’est la deuxième collaboration de
Shari Springer Berman et
Robert Pulcini à qui on doit
American Splendor, portrait d’un
Paul Giamatti en documentaliste un peu déprimé du quotidien qui se met à faire de la bande-dessinée. Ce moyen de s’exprimer ne transforme pas vraiment sa vie en une fête perpétuelle, c’est plutôt la rencontre avec Joyce, alter-ego féminin, qui lui permet d’être désespéré avec quelqu’un d’autre. Un bijou qui mêlait la bande-dessiné aux images réelles. La conclusion, aujourd’hui, c’est que
Shari Springer Berman et
Robert Pulcini aiment les loosers ! Ou plus simplement, les personnes qui s’inquiètent de ne pas mener la vie dont ils ont pu rêver.
Cette fois-ci c’est
Kevin Kline qui interprète un écrivain raté. Il travaille comme escort pour riches veuves de l’Upper East Side, parce que, c’est un peu moins reluisant, mais ça paye mieux que ces écrits. Elément déclencheur : la rencontre avec Paul Dano (
Little Miss Sunshine et
There will be blood, est-il besoin de le préciser ?), en jeune homme soucieux qui veut devenir écrivain. On peut suspecter les réalisateurs de tendre plus vers le drame que vers la comédie, ce qui serait judicieux. Berman parle de « personnages hilarants », qui correspondent vraiment à notre époque.
D’autres personnages interviennent dans l’histoire puisque, sont également prévus au casting, John C. Reilly et
Katie Holmes sans qu’on connaisse leur rôle pour le moment.