Qui a eu le droit de décorer sa cheminé d’un joli parpaing d’or cette année ?
La cérémonie des Gérard avait lieu hier soir pour la quatrième année consécutive. Petit pied de nez en cette veille d’ouverture du festival cannois, ces
Razzies Awards à la française récompensent le pire du cinéma national.
Plus ou moins méchants et moqueurs, les Gérard célèbrent les plus beaux ratés de l’année et soulignent avec humour les petites absurdités et les grosses erreurs du Septième Art. Les lauréats sont désignés par un jury composé de 20 journalistes dont chacun se fait un point d’honneur de ne jamais avoir exercé comme critique et de n’être cinéphile qu’avec modération.
Nous pensons que
Catherine Deneuve pourra prendre avec humour sa distinction de "désespoir féminin de l’année". Ce ne sera pas forcément le cas de son compagnon d’infortune qui faisait ses premiers pas au cinéma dans
Magique de Phillipe Muyl, le chanteur Cali. La grande Catherine, en compétition avec
Emmanuelle Béart et
Sophie Marceau, a décroché ce prix pour son rôle dans
Cyprien.
Richard Berry a quant à lui reçu le trophée de l’ "erreur de casting" pour le film de Francis Veber,
L'Emmerdeur.
Le jury a fait preuve d’une inventivité particulière en matière d’intitulés, remettant à Agnès Jaoui le "Gérard du réalisateur qui fait toujours le même film, mais un peu moins bien à chaque fois" pour
Parlez-moi de la pluie ;
Gad Elmaleh s’est vu octroyer le trophée de "la feignasse qui recycle un de ses vieux sketches en film d’une heure et demie" pour l’inévitable
Coco.
Enfin soulignons qu’
Arielle Dombasle a été distinguée pour la deuxième fois en recevant le "Gérard de l’actrice qui bénéficie au mieux des réseaux de son mari" pour
La possibilité d'une île, improbable réalisation de Michel Houellebecq.