Après Alejandro González Inárritu, Sofia Coppola et prochainement Gaspar Noé, c'est au tour de trois autres cinéastes de faire leur
lost in translation et de se perdre à Tokyo. Le génial Michel Gondry (
La science des rêves), le trop rare Leos Carax (
Les amants du pont neuf) et le subversif Bong Joon-Ho (
The Host) s'attaquent à un tryptique intitulé
Tokyo dans lequel les cinéastes succomberont aux charmes de la cité nippone pour révéler ses beaux mystères.
Les premières images viennent de tomber.
Si, certes, l'exercice du tryptique est souvent synonyme de film à sketches inégal (se souvenir d'
Eros et du segment
La main de Wong Kar-Wai qui supplantait les deux autres), il faut reconnaître que
Tokyo a de l'allure avec trois cinéastes (deux français et un sud-coréen) totalement différents et potentiellement inventifs dans leurs domaines de prédilection. Si on est heureux pour les choix pas forcément évidents de Gondry et Bong Joon-Ho, réjouissons-nous aussi, surtout, de la présence du grand Leos Carax, le plus torturé des réalisateurs français, que l'on avait laissé il y a presque huit ans avec
Pola X (
Pierre ou les ambiguïtés pour les intimes). Les réalisateurs ont la possibilité de filmer tous les recoins de la ville tant qu'ils font de la pub pour celle-ci. Gageons que ce tout donnera un
haïku aussi précieux que celui de mademoiselle Coppola. Pour l'heure, les premières images des trois segments sont disponibles. On parie un passage au prochain festival de Cannes ?