Ziouziouziou, on rembobine la cassette comme au bon vieux temps avant de rendre le divin objet au vidéoclub du coin, et comme devait souvent le faire lui-même Quentin Tarantino dans ses plus frêles années lorsque les clients fainéants de son vidéo store ne s'en donnaient pas la peine. On rembobine et l'on revient sur
Grind House, revival du film à sketchs horrifiques sur lequel on mise un max et qui cherche également, avec la nostalgie bien connue du réalisateur, à se replonger quelques années en arrières pour en singer les plus beaux morceaux. Le film d'horreur produit par les frères Weinstein sera donc scindé en deux parties de soixante minutes, dont la première sera réalisée par Quentin et la seconde par son frère de sang (mais surtout pas de pelloche) Robert Rodriguez. Le projet évolue et la sortie d'ores et déjà prévue pour le 22 Septembre 2006 au cinéma aux Etats-Unis. Le paradoxe veut que le film soit produit par les frères Weinnstein et qu'il soit à l'heure actuelle dépourvu de distribution. Pas vraiment un mal en soit lorsque l'on connaît l'incapacité des bougres à mettre correctement un film sur le marché.

La première affiche est donc tombée (hum… ou plutôt la couverture du script) comme vous pouvez le constater ci-dessus, et lorgne pour notre plus grand bonheur vers le B-movie, genre dont les VHS (objet que seuls les plus de 39 ans peuvent connaître) s'entassaient à l'arrière des meilleurs boutiques de locations et qui faisaient le bonheur des sadiques du samedi soir. On pense un peu à
La chose d'un autre monde, ou
The Blob version McQueen pour la typographie burlesque et forcément à
Christine.
Death Proof s'appellera le morceau Tarantinesque, que le réalisateur de décrit comme un slasher, sauf qu’une voiture meurtrière remplacera le couteau, usuelle arme du crime. Comme dans le film de John Carpenter, adapté d'un roman de King. Au programme, Mickey Rourke et le surtout indispensable Tom Savini.
Voilà qui fleure bon le old school, en patientant d'en découvrir images, photos, extraits et autres joyeusetés ainsi que le segment zombies
Planet Terror signé par le bien moins talentueux, mais drôle quand même Robert Rodriguez quant il s'intéresse justement à l'horreur…