Par LT - publié le 29 mai 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h40 - 9 commentaire(s)
Il fallait s'en douter, et d'ailleurs on s'en doutait, le projet d'adaptation du jeu vidéo Halo est loin d'avoir livré son dernier souffle suite aun désengagement simultané de Fox et Universal. Ce projet tenant particulièrement à coeur à un certain Peter Jackson. Le réalisateur néo-zélandais, producteur pour l'occasion, espère toujours relancer la machine et convaincre Fox et Universal de remettre leurs billes dans cette ambitieuse production estimée à 200M$. La sortie en fin d'année du jeu Halo 3 étant une bonne occasion de remettre au goût du jour une adaptation sur grand écran.



Un problème persiste cependant. Quand bien même Jackson persuaderait les studios hollywoodiens de l'épauler pour ce budget colossal, le cinéaste précise que sa propre implication ne sera effective à la condition indispensable d'avoir Neil Blomkamp derrière la caméra. Soit un débutant à la tête d'u budget de 200M$. On imagine que ça devrait encore discuter serré dans les mois à venir entre Peter Jackson, Fox et Universal.

Halo au cinéma, ce ne sera sans doute pas pour l’été 2008 comme prévu, mais que les fans du jeu prennent leur mal en patience, le projet pourrait donc ressortir des cartons prochainement. A suivre donc…


Les gamers et les cinéphiles en conviendront volontiers, les adaptations de jeux vidéos au cinéma sont tout sauf une histoire d'amour. Petit rappel non exhaustif :
  • Resident Evil (2001), mauvais mais marrant
  • House of the Dead (2002), très mauvais et même pas drôle
  • Mortal Kombat (1995), nulissime à moins d'être fan de Christophe Lambert et de musique techno (ce qui fait quand même beaucoup pour une seule personne)
  • Tomb raider (2001), qui se voulait un grand film d'aventures, sorte de franchise Indiana Jones pour ados, mais qui s'enlise vite dans le ridicule malgré la pulpeuse Angelina Jolie très crédible en Lara Croft…



    Et bien d'autres encore, de Alone in the Dark (2003, par Uwe Boll le même réalisateur ayant massacré House of the Dead) à Super Mario bros (1992), en passant par Double Dragon (1995) et Street Fighter (1994, malgré une prestation charismatique de feu Raul Julia). Seule exception à la règle, le surprenant Final Fantasy (2001), esthétiquement superbe.



    Pourtant ces échecs répétés n'entravent en rien les nouveaux projets d'adaptation. Il en faut plus pour que l'industrie du cinéma, visiblement à cours d'imagination si l'on en croit le nombre hallucinant de remakes sortant chaque année, ne délaisse le filon jeu vidéo. Des univers déjà existants et parfaitement transposables au cinéma, et surtout un réservoir de fans prédisposés à payer leurs places. En revanche, les scénarios des jeux s'avèrent parfois trop légers pour un film d'1h30, occasionnant d'énormes carences pour celui-ci. Un problème qui demeurera tant que les scénaristes et réalisateurs des adaptations ne prendront pas la peine de se creuser la tête.



    Les adaptations les plus récentes, telles que le jouissif mais limité Doom avec Karl Urban et The Rock, ou le très honnête mais sous-estimé Silent Hill de Christophe Gans, ravivent cependant l'espoir. L'univers video-ludique peut trouver au cinéma un prolongement hautement qualitatif, encore faut-il s'en donner les moyens et en avoir l'ambition.

    On attend bien sûr vos classements dans les forums des meilleures et des pires adaptations de jeux vidéo au cinéma... et pas de chichis entre nous !
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