Jamel Debbouze, Roschdy Zem et Rachid Bouchareb étaient dimanche les invités du journal de 20 heures de TF1 à l'occasion de la sortie mercredi de Hors-la-loi. Interrogés par Claire Chazal, le trio a pu revenir sur la polémique qui a entouré Hors-la-loi lors de sa présentation au dernier Festival de Cannes. Le réalisateur, Rachid Bouchareb estime qu'il est « sain pour la société de pouvoir se confronter au passé colonial » et que le voyage qu'il propose « est intéressant pour tout spectateur, quelle que soit son origine ». Le cinéaste, à qui l'on doit également Indigènes, explique que tout d'abord Hors-la-loi « est un film policier qui raconte la saga d'une famille et l'histoire de trois frères sur 35 ans. C'est tout d'abord du cinéma ».

Jamel Debbouze affirme, par ailleurs comprendre qu'il y ait une polémique et estime « normal que le sujet qui n'a jamais été abordé au cinéma ouvre certaines plaies ». Pour Roschdy Zem, Hors-la-loi raconte jusque où on peut aller pour une cause : « le film traite de cela essentiellement. Quand on est confronté à une guerre, il y a forcément beaucoup de violence. Quand on défend une cause, c'est aussi peut-être tuer son propre frère ». Et de rappeler que « les Algériens se sont entretués entre ceux qui étaient pour une Algérie française et ceux qui étaient pour l'Indépendance. » Il conclut sur le fait que Rachid Bouchareb n'a pas eu envie de faire avec Hors-la-loi un film avec d'un côté les bons algériens contre les méchants français, « c'était une vraie guerre. »

L'histoire : Algérie, quelques années avant la seconde Guerre Mondiale, chassés violemment de leur terre natale alors qu'ils ne sont encore que des enfants, troi[…]
