Par Frédéric Ambroisine - publié le 29 septembre 2003 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h01 - 8 commentaire(s)
Notre correspondant à Hong Kong, Frédéric Ambroisine, vient enfin d'assister à la projection d'Infernal Affairs 2, préquelle de l'illustre Infernal Affairs qui explosa au box-office chinois il y a moins d'un an. Petit compte rendu en direct de HK :

Alors que la sortie française du premier volet se profile a l'horizon, voici que s'apprête à débarquer sur les grands écrans de Hong Kong le second Infernal Affairs (sortie officielle locale début octobre 2003), qui comme annoncé dans un précédent article, est une "préquelle" du premier film. Actuellement en tournage, le troisième volet, qui sera par contre une séquelle du premier, sortira à peine deux mois et demi plus tard, et après la vision du second on peut vous dire que ça risque de faire très mal !

Pourquoi une telle confiance alors qu il y avait tout à craindre de ces projets a priori commerciaux (rappel : Infernal Affairs a été le plus gros succès de l'année 2002 à HK), tout simplement parce que Infernal Affairs II, dont la première hong-kongaise eut lieu le 26 septembre 2003 en clôture du 5eme Filmart (le marché du film de Hong Kong), s'est avéré être un pur chef d'oeuvre.



Difficile à croire mais vrai, malgré l'absence de Tony Leung et Andy Lau (dont les personnages sont ici interprétés par les jeunots Shawn Yue et Edison Chen), Infernal Affairs II réussit l'exploit d'être encore plus puissant et passionnant que l'opus précédent. Pour bien vous aider à le situer, Infernal Affairs II est à Infernal Affairs ce que Le Parrain II est au Parrain, un film complémentaire et du coup indispensable à une saga pour le moment magistrale, à la fois tragique et violente.
Petit rappel pour les retardataires. Infernal Affairs premier du nom comptait l'histoire d'un truand infiltré chez les flics (Edison Chen / Andy Lau) et d'un flic infiltré chez les truands (Shawn Yue / Tony Leung Chiu-Wai) qui tentent de se dépister l'un l'autre après 10 ans en sous-marin. Sans vouloir spolier, on peut affirmer que ça se terminait très mal pour l'un des deux.

Infernal Affairs II, qui se déroule une décennie plus tôt, et plus exactement entre 1991 et 1997, bénéficie d'un scénario monstrueusement bien ficelé, qui fait figure de véritable leçon d'écriture de la part du co-réalisateur du film Alan Mak.



Non seulement les personnages du premier film sont beaucoup plus développés (chacun d'entre eux mérite au moins deux paragraphes) donnant lieu à des révélations incroyables sur la véritable nature de certains protagonistes (Anthony Wong qui a reçu un Award pour Infernal Affairs I en mérite au moins deux pour celui-ci tellement sa performance est spectaculaire), mais en plus la narration, la direction d acteur et la maestria visuelle film (soutenu par le montage virtuose de Danny Pang), ne font qu'accroître le bonheur du spectateur à la vision de ce oeuvre de maître.

Apres une exposition classique de 10-15 min, le film part vers des sommets de pur cinéma à pleurer de joie. Une chose est certaine, si Infernal Affairs III atteint le niveau ne serait-ce que du premier opus, alors cette trilogie - qui sera donc réussie – risque d'être une des plus importantes de ces 20 dernières années, minimum. Croisons les doigts!




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