Gaumont Video sortira le 24 Mai prochain deux éditions de
36, Quai des Orfèvres d'Olivier Marchal. Après son succès en salles, ce face à face policier entre Gérard Depardieu et Daniel Auteuil bénéficiera de deux éditions DVD, l'une contenant un disque (édition single), l'autre un second (édition collector). Comme à ses habitudes, l'éditeur proposera pour cette grosse production deux éditions qui s'annoncent de grande qualité, autant technique qu'éditoriale.
Ainsi nous retrouverons sur le premier disque le film dans un transfert 16/9 compatible 4/3 au format respecté 2.35, aux normes audio et vidéo certifiées THX. Les pistes sonores accompagnant le film seront au nombre de deux, à savoir une piste Dolby Digital 5.1 et une seconde
DTS 5.1 plein débit, un traitement assez rare pour être signalé !
L’édition collector 2 DVD proposera un second film
"Qui veut la peau d’Olivier Marchal ?" d’1h20 ainsi qu’un entretien avec Dominique Loiseau, qui inspira l’histoire du film, un making of de 26 minutes, l’avant-première au Pathé Wepler (7 minutes) et la bande annonce originale.
L'édition single de 36 QUAI DES ORFEVRES Mais... qui veut la peau d'Olivier Marchal ?François-Régis Jeanne a suivi pendant plus d'un an Olivier Marchal sur la préparation et le tournage de
36, Quai des Orfèvres. Concepteur de DVD chez Gaumont Video, et donc responsable de celui de
36, il en a tiré un film intitulé
Qui veut la peau d'Olivier Marchal ? et qui constituera le bonus principal de l'édition collector. Un film en guise de bonus ? Nous sommes allés à la rencontre de ce monsieur pour lui poser tout plein de questions. Interview !
Comment avez-vous rencontré Olivier Marchal ?Grâce au DVD du
Pacha, le film de Georges Lautner. Avec mon acolyte Nino Rogas, nous étions allé interviewer Olivier. On l’avait trouvé touchant et sympa - particulièrement quand il nous avait dit avoir adoré notre documentaire sur Michel Audiard ! - et déjà il nous avait parlé de son deuxième film en cours d’écriture produit par LGM et Gaumont. Finalement, nous avions même fini par lui proposer de faire un commentaire audio avec Georges Lautner, une de ses idoles d’ enfance, toujours sur
le Pacha. Puis le temps est passé, il a écrit son film pendant que nous concevions maintes éditions DVD. Puis, toujours grâce à Nino, on l’a rappelé, on lui a demandé si on ne pouvait pas faire quelque chose pour son film et donc son futur DVD. Et lui a répondu : "Oh oui ça serait fantastique parce que sur
Gangsters j’ai eu un problème. J’avais tout le temps envie de me plaindre et je ne pouvais pas !"
Olivier Marchal sur le tournage de 36 QUAI DES ORFEVRESSon problème, c’est qu’il trouvait indécent d’appeler ses parents (pâtissiers à la retraite) pour s’épancher, confier ses doutes et ses angoisses au moment où pour tout le monde, il accomplissait un rêve : il réalisait son propre film. On a donc convenu que nous pourrions jouer le rôle de confidents pendant la durée du second film et l’entrevue s’est terminée autour d’une bonne bouffe. Sans s’en rendre compte, il avait signé pour deux morpions collés à ses basques pendant plus d’un an !
"Qui veut la peau d'Olivier Marchal ?" est présenté comme un film et non un documentaire. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?Uniquement pour des raisons d’ego ! Parce que je me suis dit que ça faisait plus classe de dire que c’était un film !
Non, plus sérieusement, comme il y a une vraie histoire avec des personnages forts, des obstacles, des retournements de situation et une vraie évolution du personnage principal qu’est Olivier, c’est sans doute qu’il s’agit d’un vrai film. Et du coup avec l’équipe de Gaumont Video, il nous a paru important de le différencier de l’appellation plus générique "documentaire" ou "making-of". Parce qu’après une longue enquête - qui prenait comme base nous en tant que spectateurs - on s’était rendu compte que les making of classiques n’intéressaient plus tellement les gens. Parce que souvent, il n’y a pas d’histoire racontée, pas vraiment de point de vue et ça peut même finir par casser la fameuse magie du cinéma que l’équipe d’un film met tant de temps et d’argent à obtenir… Du coup dans
"Qui veut la peau d’Olivier Marchal ?" on a cherché à vraiment raconter une histoire, un parcours, celui d’un homme qui se sent tout petit et même rejeté par le monde du cinéma et qui progressivement, grâce à son équipe, à son entourage, réussit quand même à faire un grand film et surtout un film qui lui ressemble contrairement à ce qu’on pourrait penser au premier abord.
Gérard Depardieu dans 36 QUAI DES ORFEVRES C’est un peu l’histoire de Rocky ça !Oui, c’est ça : Olivier Marchal c’est un peu le Rocky Balboa français.
C’est pour cela que vous avez choisi de concentrer votre attention principalement sur Olivier Marchal ?Oui, parce que j’ai le sentiment qu’au delà de l’intrigue, de l’univers du Quai des Orfèvres, le véritable sujet du film c’est lui, c’est son romantisme, c’est sa vision de la vie. Beaucoup de gens sont sortis de la projection de
36 en ayant comme une boule de douleur dans le ventre. Moi, je crois que cette boule qui nous reste, c’est Olivier.
Ça voudrait dire que 36 est un film d’auteur alors ?Pourquoi pas ? C’est la question que pose
Qui veut la peau d’Olivier Marchal ?. Qu’est ce que ça veut dire qu’être réalisateur de film ? Peut-on se faire aider par son équipe, ses producteurs, faire un film qui marche commercialement et malgré tout faire un film dit d’auteur ?
Daniel Auteuil dans 36 QUAI DES ORFEVRES Pouvez-vous nous parler des autres suppléments sur le DVD ?Conformément à la coutume éditoriale de Nicolas de La Mothe (le grand chef de Gaumont Video) et de M141 Productions, on s'est efforcé de penser les suppléments comme un tout cohérent. Il y aura donc un module sur les affaires du
36, sur l’affaire Loiseau et Vrindts qui sont le cœur de l’intrigue du film. Puis, quelques modules à part reliés à "Qui veut la peau…" comme "le choix des armes". Les armes dont il s’agit sont celles de tous les personnages du film. Ça va du Magnum 357 de Klein, le personnage joué par Gérard Depardieu au Jericho brillant de Horn, la terreur du film. C’est un module qui va sentir la testostérone mais ça vaut le détour. Il y aura aussi "les essais costumes" qui est le moment ou les acteurs rencontrent le réalisateur pour la première fois. Et puis bien sûr, la bande annonce, le making of officiel…
Des scènes coupées ?Il n’ y aura pas pour l’instant de scènes coupées parce qu’Olivier et ses producteurs n’ont pas encore décidé s’ils voulaient proposer une version alternative ou non. Et pas de modules techniques comme on a pu faire sur
Les Rivières Pourpres ou
La Mentale parce qu’on a estimé qu’un "film" sur Olivier Marchal était plus fort.
36, Quai des Orfèvres : sortie en DVD single et double collector le 24 Mai 2005.