Par - publié le 14 mai 2008 à 10h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 14h52 - 1 commentaire(s)
Alors que la 61ème édition du festival international du film de Cannes s'apprête à donner son coup d'envoi, nous avons interrogé Gilles Jacob, son président, créateur en 1998 de la Cinéfondation, une sélection de courts et moyens métrages d'écoles de cinéma du monde entier. Un projet qui prend de plus en plus d'ampleur et sur lequel Gilles Jacob s'exprime dans nos colonnes...

La création de la Cinéfondation était-elle destinée à constituer un vivier de jeunes talents pour alimenter le Festival, comme on l’a dit ?
Oui, entre autres. Une de nos missions était le renouvellement assidu des générations de cinéastes.

La Cinéfondation constitue-t-elle à vos yeux une antichambre de la sélection officielle ?
Oui, c’est sa vocation, son ambition secrète, sa finalité.


Comment se situe la Cinéfondation par rapport aux écoles de cinéma et aux différents ateliers existant déjà (Équinoxe, Émergence…) ?
Elle ambitionne davantage d’aider des cinéastes à s’épanouir que de faire acquérir du métier à de futurs scénaristes. Le cinéaste est un artiste-généraliste qui doit pouvoir dire à n’importe lequel de ses collaborateurs : pousse-toi, je vais te montrer !

De quelle manière les candidats de la Cinéfondation sont-ils sélectionnés ?
Sur films de fin d’études pour la partie films d’étudiants à Cannes ; sur projets de scénarios, dossiers et entretiens devant un jury spécialement constitué pour les candidats à la Résidence.


Avez-vous un moyen de mesurer l’impact réel de la Cinéfondation auprès des producteurs et comment perçoivent-ils cette initiative ?
Leur intérêt est un baromètre tangible. Ils sont en quête perpétuelle de nouveaux talents : cette initiative est donc complémentaire de leur recherche.

Selon quels critères le jury de la Cinéfondation est-il choisi ?
De la même manière que le jury de la compétition : un président prestigieux et des collègues issus de pays, de professions, de générations, et de sexes différents.


Les lauréats de la Cinéfondation ont-ils des devoirs (de première vision, par exemple) vis-à-vis du Festival de Cannes ?
C’est une question de fidélité et de confiance réciproque. Ils n’ont aucune obligation mais c’est ce que j’appelle le « retour sur investissement ». C’est faire œuvre de reconnaissance de montrer son film en premier à Cannes si on est prêt dans les temps du festival. Ce renvoi d’ascenseur est donc aussi affaire de morale.

La Cinéfondation n’est-elle qu’un simple maillon d’un processus en devenir ou doit-elle conserver sa spécificité exclusive ?
Elle est autonome tout en constituant l’un des maillons d’une chaîne cohérente : Caméra d’or, leçon de cinéma, Cinéfondation, résidence du festival, l’Atelier – à quand la prochaine étape ?

News précédente

Transformers 2 En 3d ?

Vos réactions


logAudience