Jennifer Aniston et Vince Vaughn profitent de leur campagne promotionnelle dans la capitale pour prolonger leur dialogue plein de complicité entamé dans
La Rupture. Entretien croisé avec deux comédiens qui ne sont pas prêts de rompre…
JENNIFER ANISTON : UNE EVIDENCEVince, il paraît que vous avez écrit ce rôle pour Jennifer Aniston. L'avez-vous rencontrée avant le tournage et pourquoi teniez-vous tant à ce qu'elle interprète ce personnage ?Je ne l'ai pas rencontrée avant. Mais nous savions, en préparant le film, que nous voulions une actrice capable de jouer aussi bien le drame que la comédie. Quelqu'un qui dégage un certain charisme, capable de tenir tête à cet ours de Gary. Jennifer répondait parfaitement à ce profil.
Pourquoi pensez-vous que Jennifer a accepté de faire ce film, malgré les problèmes qu'elle traverse dans sa vie privée ?Tout le monde a des problèmes personnels, ce n'est pas la question. De mon côté, j'ai cru à un film et à une actrice de talent. Et j'ai eu raison car elle a été géniale.
DES PERSONNALITES FORTESJennifer, parlez-nous de votre personnage…C'est une femme qui a connu de nombreuses mauvaises expériences. Elle veut bâtir une relation basée sur la communication. Elle est amoureuse, mais en même temps elle voudrait que son partenaire fasse plus attention à ses envies, à ses sacrifices.
Pensez-vous qu'il est possible de changer quelqu'un ?Non. Définitivement impossible, surtout un mec !
Vince, cette histoire d'amour est-elle vraiment possible, ne sont-ils pas trop différents ?De nombreuses personnes réussissent leur vie de couple malgré leurs différences. Il n'y a pas de logique, ni de règles, on tombe amoureux, point. Mais parfois, les sentiments ne suffisent pas.
Vous êtes très crédible en guide touristique. Aviez-vous déjà exercé ce métier ?(
Rires) Non jamais ! J'ai fait pas mal de jobs en extérieur mais pas celui-là.
UNE RUPTURE A HOLLYWOODJennifer, qu'est-ce qui vous a intéressé dans ce script ?Ce qui m'a attiré, c'est son ancrage dans la réalité, à des années lumières des contes de fées hollywoodiens. Cette histoire retranscrit… la réalité.
Vince, vous ne pensez pas que le public américain s'est déplacé plus pour vous voir avec Jennifer que pour l'originalité du sujet ?Franchement, je ne sais pas. J'ose espérer en tout cas que nous ne sommes pas un handicap ! Le succès de mes derniers films m'a permis de faire cette fois quelque chose de différent, c'est pour moi le plus important.
Vu le succès rencontré, parle-t-on déjà de La Rupture 2 ?Je me souviens avoir eu la même réflexion pour
Serial Noceurs. Je ne pense pas que faire une suite juste parce que le premier film a marché soit une bonne idée. J'accorde beaucoup d'importance à l'originalité d'une œuvre.
LE JEU ET LA SCENEVince, on vous sait friand d'improvisation…J'adore ça, en effet. Je pense qu'il est parfois important d'improviser pour apporter une énergie supplémentaire au scénario. Il faut laisser parler son imagination et voir s'il se passe quelque chose à l'écran. Dans ce film, il y a notamment Jon Favreau qui me donne la réplique. Il joue le rôle de mon meilleur ami, et il se trouve que la plupart de nos scènes sont improvisées. On mettait deux caméras et on se lâchait. Ca doit venir naturellement. Parfois, vous vous dîtes je vais improviser et rien ne vient, et d'autres fois, alors que vous pensiez suivre le script à la lettre, vous vous retrouvez en pleine impro.
Jennifer, avez-vous improvisé autant que vos collègues ?Le script était écrit de manière à ce qu'on puisse jouer avec. Il y a eu par exemple la scène du Pitionnary qui était vraiment sympa. J'avais pas mal d'affinités avec Jason Bateman. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, Peyton Reed est très précis dans ce qu'il demande. Il me disait fait ci, fait ça, va dans la cuisine, ouvre la porte, ferme la porte… Si bien que je lui ai demandé un jour combien de films il tournait exactement ?!
QUESTION PEOPLEQu'aimez-vous faire à Paris ?Vince : C'est une ville magnifique avec une architecture remarquable, des musées qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. J'aime aussi aller dans les café français.
Jennifer : Rien. Absolument rien ! J'adore me poser dans un bateau et descendre la Seine. Je trouve ça hyper romantique. Cette ville est vraiment magique. Je suis allée à Roland Garros aussi, voir le premier match de tennis de ma vie ! J'en ai retenu qu'il faisait extrêmement… chaud !
L'AVENIRVince, qu'est-ce qui vous plaît dans le métier d'acteur ?Avant tout, le fait de pouvoir m'amuser, prendre du plaisir quand j'interprète un rôle. Le travail d'imagination que cela comporte également.
Jennifer, n'avez-vous pas peur d'être enfermée dans un certain type de rôles au cinéma, à cause du succès de la série Friends ?J'ai eu énormément de chance de participer à l'aventure Friends. Au cinéma, je prends ce qui se présente, sans me dire que c'est un petit film ou un rôle trop stéréotypé. J'ai soif d'expérience, je veux emmagasiner le plus possible de films. Après, il y a forcément des rôles plus ou moins intéressants tout au long d'une carrière. Je crois que si je fais bien mon boulot, les rôles intéressants viendront naturellement.