Par - publié le 14 juin 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h45 - 0 commentaire(s)
A l’occasion de la sortie du film, Le bonheur d’Emma, nous rencontrons la comédienne allemande Jördis Triebel qui incarne avec brio le rôle d’Emma, une jeune fermière tout en nuance. L’actrice qui a démarré sa carrière au théâtre crève ici l’écran pour son premier rôle au cinéma. Encensée par la critique allemande et déjà récompensée par 2 prix d’interprétation féminin pour ce film, Jördis Triebel n’a certainement pas fini de faire parler d’elle. C’est tout sourire qu’elle nous a reçu dans sa chambre d’hôtel lors de son passage à Paris. Lors de cette interview nous avons découvert une jeune femme simple et naturelle, nous confiant même délicieusement qu’elle réalisait avec nous sa première interview internationale.


Le film a eu un très beau succès dans les salles allemandes. Pour votre premier rôle au cinéma, vous attendiez vous à une telle réussite ?
Non absolument pas !… Ce fut une totale surprise et un réel bonheur pour moi que le film ait eu un tel succès en Allemagne. Vous savez, j’ai joué le rôle d’Emma avec un immense plaisir mais sans jamais me poser la question de savoir si le film allait marcher ou pas. Participer à cette petite aventure était pour moi déjà une belle récompense. Et quand je vois que le film a touché autant de personnes, cela me comble encore plus.

Le personnage d’Emma est celui d’une jeune femme sauvage et terrienne, sachant gérer les animaux et notamment les cochons avant leur abattage. Comment vous êtes vous préparée pour ce rôle pas forcément évident ?
Emma est très différente de moi. Etant une vraie citadine originaire de Berlin, j’ai passé 3 semaines avant le tournage dans une ferme bio afin de me familiariser avec les animaux et notamment avec les cochons. Ce sont des animaux assez impressionnant et je dois reconnaître qu’ils m’effrayaient un peu au début. Ils n’étaient d’ailleurs pas toujours faciles à maîtriser sur le tournage (rire…).


En plus de cette emphase avec les animaux à l’écran, on ressent une très forte complicité entre vous et votre partenaire l’acteur Jürgen Vogel. Quelle était l’ambiance sur le tournage ?
J’ai un très beau souvenir du tournage. C’est vrai qu’il y avait une très bonne alchimie entre moi et Jürgen. Mais cette complicité revient aussi à toute l’équipe du film qui a su créer une atmosphère agréable et détendue malgré parfois la difficulté des scènes.

Justement, le film parle de sujets de sociétés graves et notamment de la douloureuse question sur l’euthanasie. C’est un thème auquel vous êtes particulièrement sensible ?
Si j’ai choisi de jouer dans ce film c’est que bien sûr je pense qu’il est de droit pour chacun de pouvoir décider d’abréger son agonie. Mais ce n’est pas véritablement pour cette raison que j’ai voulu jouer le rôle d’Emma. Si l’histoire aborde cette question très délicate de l’euthanasie ça n’est pas le thème central du film. C’est avant tout une histoire d’amour entre une jeune femme seule et courageuse et un homme qui se sait condamné par la maladie. Pour moi le film est plus un appel à la vie et à l’amour qu’une apologie de l’euthanasie.


Votre carrière au cinéma semble désormais lancée. Quels sont vos projets en cours ?
Je vais tourner prochainement dans un film historique qui traite notamment de la capitulation entre l’Allemagne et la Russie pendant la seconde guerre mondiale. J’ai également un projet pour un film policier dont j’espère pouvoir vous parler avec plaisir lors d’une prochaine interview.


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