Nous avons pris des cours de théâtre à l’école. Il se trouve que notre prof était une comédienne. Elle nous a fait passer un test pour dans une troupe de Rio.
10 ans. Nous avons commencé avec en jouant trois pièces de théâtre et travaillé ensuite avec Guti Fraga, un prof de théâtre reconnu au Brésil qui apprend notamment à ses élèves l’art de l’improvisation.
C’était notre premier long-métrage. On nous a choisi au départ pour tourner le court-métrage test en quelque sorte de
. Ca s’est fait comme ça.
LA CITE DES HOMMESVous attendiez vous à un tel succès ?Non pas du tout. C’est très bien, mais au début c’était un peu compliqué, car nous n’avions pas l’habitude de la ferveur du public. Nous ne savions pas trop comment réagir.
Comment est arrivé le projet de La Cité des Hommes ?Ca a été tourné un an après, mais le projet existait déjà en parallèle avec
La Cité de Dieu.
Comment gérez vous ce succès au Brésil ?Ah ! Au pays ça va, on a l’habitude maintenant. Ici, les gens ne nous reconnaissent pas forcément. Ils doutent.
L’anonymat ne vous manque pas ?A certaines occasions c’est un peu énervant. Surtout pour marcher dans la rue avec sa copine. Toute cette tension nous rend fou parfois. Mais vous verrez que bientôt nous serons aussi connus en France qu’au Brésil ! (rires)
Comment de jeunes acteurs comme vous voyaient la violence omniprésente dans cette œuvre il y a trois ans, et maintenant ?Ca se passe comme ça là-bas. Personne ne le montre de la même façon. Mais nous essayons de montrer quand même au milieu de toute cette violence, qu’il y a des gens qui n’ont pas le choix, et que certains tentent de s’en sortir.
Quel regard portez vous sur vos personnages ?Nous avons essayé de faire nos personnages réagir comme nous réagirions dans la même situation. Nous avons mis beaucoup de nous mêmes dans nos personnages. Darlan : Par exemple j’ai très envie de devenir chanteur de rap, c’est pourquoi j’ai demandé que mon personnage rappe. Beaucoup de choses présentes dans la série sont tirées d’expériences que nous avons vécues.
LA CITE DES HOMMESLa Cité de Dieu était un drame avec de l’action, alors que La Cité des Hommes raconte plus le quotidien des favelas. Y a-t-il un autre aspect de la vie dans les favelas que vous aimeriez aborder ?La Cité de Dieu montre plutôt le trafic de drogue et la violence, tandis que La Cité des Hommes s’axe plus sur le fait que deux jeunes garçons arrivent à vivre ‘’normalement’’ dans ce contexte. Nous aimerions beaucoup montrer comment un enfant des favelas peut séduire une fille dans cette ambiance, tout l’aspect romantique de l’histoire. Et montrer aussi comment deux jeunes des favelas peuvent s’intégrer et vivre ailleurs.
Depuis La Cité des Hommes, qu’avez-vous fait et quels sont vos projets ?Darlan : J’ai tourné un long-métrage avec Jorge Furtado, un réalisateur assez important au Brésil, qui se nomme
Meu Tio Matou um Cara. J’ai aussi des projets dans le théâtre et la musique.
Douglas : Moi je joue dans des séries TV sur Globo.
LA CITE DES HOMMESSeriez-vous tentés par les Etats-Unis, comme Fernando Meirelles ? Y-a-t-il un réalisateur en particulier avec qui vous aimeriez tourner ?Will Smith ! Spike Lee, Denzel Washington, Wesley Snipes !