Par Christophe Leyton - publié le 05 décembre 2005 à 03h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h41 - 7 commentaire(s)
Mardi 29 novembre Hôtel Plazza Athénée. Sarah Jessica Parker se trouve à Paris à l'occasion de la sortie du film Esprit de famille, dans les salles françaises le 28 décembre prochain. Elle n'avait plus tournée depuis le dernier épisode de la série Sex & the City qui se déroulait d'ailleurs à Paris. Il est 16h, elle ne va pas tarder. 16h03, elle arrive à la hâte en s'excusant de son léger retard, toute gênée mais souriante, ce qui ne l'empêche pas de saluer tout le monde. Sa bonne humeur contagieuse s'est propagée, la conférence peut alors commencer…



Qu’est ce qui vous a incité à tourner devant la caméra d’un réalisateur quasiment inconnu, vous lui avez facilement fait confiance ?
Je me suis vite rendu compte que c’était un brillant cinéaste. Il a lui-même écrit le scénario et connaissait parfaitement ses personnages, d’autant plus qu’ils sont très nombreux. Sur le plateau de tournage, nous sommes tous tombés amoureux de lui car il est malin et a un instinct naturel pour diriger ses acteurs et toute l’équipe technique.

Qu’est ce qui vous a attiré dans ce film ?
Au premier abord, Esprit de famille peut ressembler à tous les autres films de fêtes de fin d’année, il ne réinvente pas le genre, il n’y a pas non plus de particularité technique, mais les sujets abordés sont très forts. Ce film montre la famille américaine d’aujourd’hui dans sa tradition, avec ses problèmes et ses moments de bonheur. C’est un film de Noël provocateur, pas une vision idyllique de la famille. Certains personnages ne sont pas très sympathiques, il y a beaucoup de disputes. Bien qu’il soit drôle, il aborde des sujets qui ne sont pas présents dans les autres films de ce genre.



On a l’impression aujourd’hui que le cinéma américain change et qu’il s’adapte aux mœurs, par rapport à la société et à la politique du pays. Est-ce que votre film a suivi le mouvement ?
Je ne pense pas que le cinéma change autant que vous le dites, et ça se voit dans le film. Les Américains veulent voir à quoi ressemble leur pays et le cinéma représente le reflet de cette société. Par exemple, dans Esprit de famille il y a un personnage homosexuel en concubinage avec un afro-américain et ce couple souhaite adopter un enfant. C’est un aspect très choquant aux Etats-Unis auquel nous ne sommes pas habitués et qu’on essaye d’éviter lorsque c’est possible. Mais les gens évoluent et il faut leur montrer comment se porte le pays. Le film a connu des débuts difficiles au niveau de la production, c’est la raison pour laquelle nous l’avons tous porté, moi et les autres acteurs. Nous souhaitions tous que le film puisse se faire.


Quel tournant prend votre carrière depuis que vous avez arrêté la série Sex & the city ?
C’est difficile d’arrêter quelque chose quand tout va bien. L’équipe était très agréable, les tournages se passaient bien, la série était un succès mondial et pour ne rien vous cacher, financièrement c’était une situation très aisée. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu enchaîner un film où le personnage était différent de celui de Carrie dans Sex & the city. Meredith est un personnage ambitieux et coincé, en contraste avec Carrie. Je voulais tourner la page et c’est chose faite.



Sex & the city s’achève par un épisode où vous passez un séjour désastreux à Paris. Celui-ci est-il meilleur ?
Oui je n’ai pas à me plaindre. Mais quand nous sommes venus tourner à Paris la dernière fois, même si nos personnages étaient catastrophés, nous, en tant que personne, étions réjouis. Ca reste un des meilleurs souvenirs pour toute l’équipe. Tout le monde a été adorable avec nous. Lorsque nous sommes retournés à New York, l’équipe de tournage française nous a envoyé des caisses de champagne et pleins d’autres cadeaux. Les Français sont si charmants, et ce ne sont pas des paroles en l’air !



Pour terminer, comment allez vous passer les fêtes de Noël ?
Je vais les passer traditionnellement, comme le font la majorité des familles. Je suis issue d’une très nombreuse famille, nous sommes huit frères et sœurs ! Donc on ne projette rien de spécial si ce n’est se retrouver, c’est un plaisir naturel. Il y aura également mon mari et mon petit enfant de 3 ans.
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