Réalisateur, scénariste, producteur, c'est un colosse du cinéma américain qui s'est éteint hier, jeudi 6 août à New-York. John Hughes aura marqué tout un pan du cinéma avec des comédies dont plusieurs générations se souviennent encore.
Il n'y a pas une personne qui dans sa vie n'ait pas croisé le chemin d'un des films produit, écrit ou réalisé pas John Hughes. Rappelez-vous,
Maman, j'ai raté l'avion,
Beethoven,
La Folle journée de Ferris Bueller... c'était lui. Il a été un des grands lanceurs de talents comme notamment Emilio Estevez, Matthew Broderick ou encore
Robert Downey Jr.
C'est en tant que scénariste que Hughes fait son entrée dans le monde du cinéma. Il sera à l'origine d'une série de film à succès grand public qui dans les années 90 réussit à chaque coup un carton au box office. En 1990, il écrit
Maman, j'ai raté l'avion qui lancera la, certes brève, carrière de l'acteur Macauley Culkin et qui donnera suite à deux autres films.
Beethoven, le gros Saint Bernard baveux, qui en 1992 renverse et détruit tout dans la maison des Newton, c'est aussi lui, John Hughes, qui est à l'origine de trois des cinq scénarios.
En tant que réalisateur, Hughes dirige des comédies comme
The Breakfast Club en 1985,
La Folle journée de Ferris Bueller en 1986,
Un ticket pour deux en 1987 ou encore
La P'tite arnaqueuse en 1991 qui réunit dans les salles un public adepte de comédies simples et légères.
Il a été considéré, comme aujourd'hui le sont
Judd Apatow et
Ben Stiller, comme étant le maître des grosses comédies américaines des années 80/90. Il avait laissé sa carrière plus ou moins en suspens depuis les années 2000, participant à quelques projets, notamment sur le scénario de
Drillbit Taylor : garde du corps avec
Owen Wilson, produit par Apatow.
Il s'est éteint hier d'une crise cardiaque à New York.