Par
Sophie Wittmer -
publié le 13 janvier 2003 à 00h00 ,
MAJ
le 24 septembre 2009 à 16h49 -
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Malgré des emplois du temps chargés, ils sont tous les trois déjà sur d’autres projets, Agathe achève le tournage de Michel Vaillant, Georges s’envole pour Istambul tourné un nouveau film et embraye sur deux nouveaux épisodes du Négociateur et Charlotte ne préfère pas encore trop en parler, ils ont accepté de revenir sur cette aventure qui a tenu en haleine les français durant tout l’été. La sortie du DVD sera d’ailleurs peut-être enfin pour ceux qui ont raté le dernier épisode de découvrir enfin l’assassin.

DVDRama : Qu’est ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette aventure ?Charlotte Kady : J’ai adoré ce personnage, du coup je me suis alors intéressée à l’histoire qui m’a plu et j’ai foncé.
Georges Corraface : Je connaissais quelqu’un de très haut placé ! ! ! En fait j’ai cru deviner très vite qui était le criminel et je me suis trompé, c’était donc forcément un scénario qui tenait la route, je n’ai donc pas hésité une seule seconde. Je trouve certains ingrédients de l’histoire vraiment très intéressants, notamment la position de cet homme ayant payé très cher pour un crime qu’il n’a pas commis, des faits qu’il ne maîtrise absolument pas. C’est le type même au départ du jeune mec arrogant à qui tout réussi et qui après un long séjour en prison sort transformé. J’aimais cette dynamique imparable.

DVDRama : Un tournage difficile ?Agathe de la Boulaye : Nous avons tourné en Automne des scènes d’été, j’aurai préféré que mon personnage porte moins de mini jupes.
CK : A 1800 m, à 8h du matin, il fait froid. Nous portions effectivement des débardeurs et nous devions paraître décontractés physiquement, ce qui n’est pas évident d’autant plus qu’un comédien a besoin de se relaxer et là au contraire nous étions plus souvent crispés, figés. Avant certaines scènes on avalait, par exemple, des glaçons afin d’éviter que de la buée ne s’échappe.
GC : Techniquement parlant c’est également toujours très difficile de travailler dans l’urgence, on doit s’arranger pour faire passer beaucoup de sentiments, d’expressions en très peu de temps, très peu de plans. Dans le cadre de productions cinématographiques il est possible de tourner souvent plus de plans, la caméra peut se poser plus longuement sur un visage, ils ont également la possibilité de s’arrêter sur le montage. A la télévision les comédiens doivent se débrouiller pour faire passer tout d’un coup, dès la première prise. On tourne 10 séquences par jour pour une au cinéma.
CK : A la télévision il faut tenir compte aussi d’un paramètre essentiel, les spectateurs peuvent parfois décrocher, ne pas suivre en permanence le feuilleton, se lever et il faut sans arrêt qu’ils puissent se plonger à nouveau dans le téléfilm, il faut beaucoup donner, en permanence. Ceux qui ont loupé un épisode ne doivent pas se sentir isolés, perdus et rentrés immédiatement à nouveau dans l’histoire. Pour ces différentes raisons on doit d’ailleurs souvent trouver d’autres points de vue pour faire passer certaines informations.

DVDRama : Vous avez été étonné par l’impact du feuilleton ?CK : Personnellement je ne m’en suis pas vraiment rendue compte puis ce fut assez grisant. C’est vraiment très agréable de réaliser que les gens se sont pris au jeu. Avant la diffusion du dernier épisode, je me suis même fait aborder par certaines personnes dans la rue qui voulaient savoir qui étaient l’assassin, c’est plutôt amusant.
ADLB : Il me semble que les spectateurs s’étaient peut-être un peu lassés de la mer et des éternelles mouettes. On leur a proposé d’entrer dans un univers différent, au cœur de paysages magnifiques mais arides, austères tout en orchestrant autour de cette atmosphère sauvage une histoire portée par une véritable tension dramatique, ce qui est assez rare en télévision, c’était le véritable enjeu de cette saga. Nous avions un réalisateur qui aime les challenges physiques et il a vraiment utilisé l’espace, la nature, pris des risques.
DVDRama : Le DVD ?GC : C’est formidable pour ceux qui ont aimé le feuilleton, pour faire un cadeau, rattraper un épisode.
ADLB : Le grand avantage avec le DVD c’est surtout qu’il n’y a pas de pub. Je trouve plutôt sympa d’y incorporer des scènes coupées, malheureusement nous n’avons pu en mettre. J’adore les bêtisiers également et les making of, j’aime découvrir l’intimité d’un tournage, surtout lorsqu’on a apprécié le film, ce sera peut-être pour la version collector.