Une fois n’est pas coutume, L’étrange festival, manifestation essentielle en ces temps de standardisation, se déplace à Strasbourg avec des avant-premières de luxe (les nouveaux Bong Joon-Ho, Mamoru Oshii ou encore le buzz horrifique du moment,
Paranormal Activity), des pépites des temps anciens (
Hanyo – La servante, La symphonie des brigands) et des soirées spéciales (
The Rocky Horror Picture Show, animé comme au Studio Galande à Paris). Le tout présenté dans un esprit sympathique qui rappelle qu’on apprécie encore plus le cinéma d’aujourd’hui si on connaît bien celui d’hier.
La première nouvelle avec cette délocalisation, c’est que les amoureux de cinéma déviant pourront découvrir les meilleurs morceaux de L’étrange Festival de Paris. Dans les «films du grenier», il est possible de découvrir
La femme aux seins percés, qui était présenté dans la collection «Pinku Eiga»,
Ghosts of the civil dead, le premier film de John Hillcoat, réalisateur de
The Proposition (également présenté) et de
La Route (récemment visible à Sitges),
Pique-nique à Hanging Rock, le
Virgin Suicides des années 70 alimenté par l’insolente beauté du cinéma fantastique australien, ou encore
La symphonie des brigands, l’un des films préférés de Frédéric Temps, le directeur de L’étrange festival de Paris. Pour les nouveautés, on peut voir le meilleur de l’horreur et du trash :
Canine, petite bombe venue de Grèce,
Echo, un purgatoire de sens signé par le réalisateur danois de
Princesse, Otto ; or, up with dead people, le nouveau Bruce Labruce, errance morbide et sexuée d’un zombie mélancolique,
Breathless, le choc venu de Corée qui s’inscrit dans la veine malpolie des premiers Kim Ki-Duk,
Macabre, le remake de
Massacre à la tronçonneuse par les Mo brothers, ou encore le dégénéré
Vampire girl vs Frankenstein Girl. Sans oublier
L'enfer, objet indispensable pour tout cinéphile, qui revient sur le tournage devenu cauchemar du film inachevé de Clouzot.
Pour plus d’informations :
http://letrangefestivaldestrasbourg.blogspot.com/